Conseils pour vos animaux

Le chien

Le chien domestique (Canis familiaris) est depuis longtemps le fidèle compagnon de l’homme.

Tel que nous le connaissons aujourd’hui, le chien serait le descendant d’un loup gris d’Eurasie. Apparu il y a douze mille ans, il fut rapidement domestiqué. Ses facultés d’adaptation, son intelligence et ses qualités sociales en ont fait un excellent compagnon pour les humains. Au fils des siècles, il a été utilisé pour la chasse, la protection, le rassemblement du bétail, la guerre et comme animal de trait. Bien que, de nos jours, son rôle se résume souvent à être un animal de compagnie, les liens qui unissent l’homme et la bête demeurent très forts.

Pour en savoir davantage sur le chien : 

  • Le chien a besoin qu’on s’occupe de lui. Ainsi, si vous souhaitez avoir un chien heureux et en santé, vous devez être prêt à lui réserver du temps. Le chien peut vivre de 12 à 16 ans. En faisant le choix d’adopter, vous vous engagez à prodiguer des soins quotidiens à votre chien tant dans sa phase juvénile et adulte que lorsqu’il est plus vieux. Assurez-vous que votre décision est réfléchie. Les chiens s’attachent très rapidement à leur nouveau maître. C’est pourquoi il est si triste de leur faire vivre l’abandon.

    Avant de choisir votre chien, vous devez considérer vos goûts, votre budget, vos habitudes de vie, votre contexte familial et le temps que vous pouvez lui consacrer.

    • Avez-vous pensé qu’un chien a besoin d’environ une heure d’exercice par jour ?
    • Un membre de votre famille est-t-il d’allergique ?
    • Si vous devez vous absenter, qui pourra s’occuper de votre animal ?
    • Êtes-vous absent plus de huit heures par jour de la maison ?
    • Avez-vous la patience pour éduquer votre nouveau chiot ? Aucun chiot ne vous offre de garantie d’obéissance. Le choix d’un adulte serait-il plus approprié pour vous ?
    • Qui sera responsable du chien ? Les enfants se lassent vite de leurs responsabilités.
    • Si votre animal développait une maladie chronique ou des troubles du comportement, sauriez-vous faire face à la situation ?

    Avez-vous les ressources financières pour payer les soins (nourriture, vétérinaire, toilettage, accessoires, licence…) ? Ces frais peuvent représenter plus de 1000 $ par année.

  • Pour choisir le bon chien, vous devrez choisir une race dont les caractéristiques physiques et émotionnelles coïncident avec votre style de vie. Un braque sera malheureux dans un petit appartement, un dogue de Bordeaux mange (et évacue) de 8 à 10 tasses de nourriture par jour, le lévrier italien tolère difficilement nos hivers rigoureux.

    Un chien croisé pourrait être un bon choix pour vous. Leur santé souvent plus robuste et leur apparence unique peuvent charmer certains propriétaires.

    Après avoir décidé de la race, vous voudrez choisir entre un mâle ou une femelle. Sachez qu’une fois que les chiens sont stérilisés, les différences de tempéraments sont peu frappantes entre le genre masculin et le genre féminin. Les chiens mâles peuvent être plus affectueux, et les femelles, plus dociles.

    Vous devrez ensuite choisir entre un chiot ou un adulte. Les chiots sont toujours très populaires auprès des enfants. Toutefois, ils demandent beaucoup d’attention. Les chiots ne sont pas éduqués à la bienséance dans la maison. L’acquisition de la propreté peut prendre jusqu’à six mois pour certains chiens. Le chiot devra également être socialisé et dressé à la marche en laisse. Les chiots demandent plus de soins vétérinaires préventifs et leur santé est parfois plus fragile. Ils devraient être sevrés entre 8 et 12 semaines. Les chiots élevés dans un milieu familial et qui sont sevrés plus tard sont généralement plus calmes et plus obéissants.

    Un chien adulte peut représenter un excellent choix pour quelqu’un qui recherche un compagnon calme, qui peut dès lors le suivre dans ses activités. Le caractère du chien adulte est défini au moment de l’adoption. Ainsi, vous éviterez peut-être de vous retrouver avec un chien agressif, anxieux ou destructeur.

    Idéalement, l’adoption d’un chien devrait se faire dans un refuge. Le problème de surpopulation est réel et plusieurs chiens attendent un nouveau foyer. Si vous préférez adopter un chiot de race, encouragez un éleveur familial qui respecte la qualité de vie de ses chiens.

    Conseils santé

    Le nouveau chien devrait être heureux de se faire prendre. Un chiot qui n’a pas été suffisamment manipulé en bas âge sera plus craintif et imprévisible. Votre chien devrait avoir un pelage lustré sans croûte ou pellicules excessives.

    Les dents blanches, les gencives roses et humides sont des signes de bonne santé. Un chiot qui tousse, qui présente de la diarrhée ou des vomissements devrait être soigné avant d’être mis à l’adoption.

    Chiens hypoallergènes

    La science nous indique que dans la majorité des cas, l’allergène en cause dans l’allergie au chien provient de la salive de l’animal. En se léchant, le chien dépose sa salive sur son pelage. Les poils libres dans la maison deviennent des véhicules pour la salive allergène. Ainsi, toutes les races de chiens ont le potentiel de déclencher des allergies chez une personne sensible. Les races qui ne perdent pas leurs poils disséminent seulement moins d’allergènes dans l’environnement. 

  • Le Club Canin Canadien dénombre plus de 175 races de chiens dans ses registres. Dans le monde, cependant, on en compte près de 350. Chaque race possède ses propres distinctions physiques et traits de caractère. Il n’y a pas de mauvais chien, seulement de mauvais maîtres. Le choix d’une race ne garantit en rien le tempérament et la personnalité de l’individu canin.

    Parmi les races les plus populaires, on note le labrador retriever, le golden retriever, le yorkshire, le caniche, le schnauzer nain, le boxer et le chihuahua.

    Labrador retriever : Gentil, intelligent, excellent nageur et joyeux, le labrador est très apprécié comme animal de compagnie. Il est classé numéro un comme chien de famille aux États-Unis depuis plus de 20 ans. Cette race se décline en trois couleurs : noir, chocolat et blond. La gourmandise légendaire des labradors les prédispose à l’obésité et les problèmes articulaires. Certains individus souffriront d’allergie, d’otites chroniques ou d’hypothyroïdie.

    Le golden retriever : Amical, travaillant et obéissant, le golden retriever est depuis longtemps utilisé comme chien guide ou d’assistance. Sa douceur et son tempérament calme en font un excellent chien de famille. Sa robe varie de crème à doré foncé. Comme son cousin le labrador, le golden retriever peut souffrir d’obésité, de problèmes cutanés et articulaires. Son pelage nécessite un entretien régulier.

    yorkshire

    Le yorkshire : Énergique, déterminé et curieux, ce petit chien se croit grand. Il n’hésitera pas à affronter le plus gros chien du quartier. Son besoin d’exercice est minime. Il convient donc aux propriétaires moins actifs. Vous devrez faire preuve de fermeté, si vous ne souhaitez pas que ce petit chien vous régente. Les maladies parodontales sont très fréquentes chez le yorkshire. Il est donc important de lui brosser les dents quotidiennement.

    Le caniche sous toutes ses tailles (nain, moyen et grand) : Intelligent, affectueux et loyal, le caniche est un bon chien de famille. Les plus petits individus sont parfois nerveux et anxieux. Les poils bouclés du caniche poussent sans cesse. C’est pourquoi il nécessite des toilettages fréquents. Les maladies parodontales et les problèmes urinaires sont assez communs chez cette race.

    Le schnauzer nain : Vif, amical, intelligent et un peu têtu, ce petit terrier peut représenter un défi d’obéissance. Expressif, il avertit ses maîtres de l’arrivée d’un inconnu. Son poil dur qui ne mue pas représente un net avantage pour les personnes souffrant d’allergies. Un toilettage régulier est requis. Le schnauzer nain peut être poivre et sel, noir uni ou noir et argent. Les maladies parodontales et les problèmes urinaires sont très fréquents chez cette race.

    Le boxer : Alerte, enjoué et robuste, ce chien a été développé pour la protection. Malgré son air revêche, le boxer est un bon chien de famille et il se montre très patient envers les enfants. Son poil court bringé ou fauve ne nécessite que peu d’entretien. Les maladies cardiaques et les cancers affligent la race boxer.

    Le chihuahua : Alerte, coquin et attachant, ce minuscule chien est très fidèle à son maître. Il acceptera volontiers de le suivre partout. Peu tolérant au froid et à l’exercice, le chihuahua préfère la douceur du foyer plutôt que de longues balades. Sa petite taille le prédispose à certaines malformations congénitales. Il est donc essentiel de bien choisir son éleveur. Les maladies parodontales et les traumas de toutes sortes sont assez fréquents chez cette race.

    Enfin, il y a ces races qui n’en sont pas. Les plus populaires sont les doodles ou les poo. Elles résultent d’un croisement entre un caniche et une autre race. Goldendoodle (golden retriever croisé caniche), cockapoo (cocker américain croisé caniche), yorkipoo (yorkshire croisé caniche)… Les propriétaires apprécient leur allure d’ourson et leur pelage parfois laineux qui ne mue pas. Cependant, certains individus sont particulièrement anxieux, surtout s’ils proviennent d’élevages de masse.

  • Le chien nouvellement acquis devrait déjà avoir reçu un vaccin et au moins un vermifuge. Assurez-vous d’obtenir le certificat de vaccination et le carnet de santé signés par le vétérinaire avant de conclure l’achat.

    Faites examiner votre chien dans les 5 à 14 jours suivant l’acquisition. Votre vétérinaire et son équipe pourront vous informer sur les différents soins, trucs et astuces pour développer une relation harmonieuse avec votre canidé.

    Au cours de votre première visite vétérinaire, un examen complet sera réalisé. Le calendrier de vaccination d’un chiot exige généralement des injections de vaccins à deux mois, trois mois et quatre mois. Il est conseillé de faire analyser les selles de votre chien afin de dépister la présence de parasites intestinaux.

    Votre vétérinaire connaît les prévalences des différentes maladies dans votre région. Il saura vous conseiller sur l’élaboration du meilleur calendrier de vaccination et antiparasitaire pour votre chien. La stérilisation et l’identification permanente à l’aide d’une micropuce seront également réalisées dans la première année d’acquisition. Les vétérinaires et les techniciens en santé animale sont vos experts-conseils en alimentation, en comportement et en soins de base. N’hésitez pas à les consulter.

  • Un chien a besoin d’exercice. Deux promenades quotidiennes s’imposent pour la majorité des chiens. Les chiens sont des animaux sociaux ; vous vous devez d’interagir avec eux. Ainsi, les jeux et les caresses sont indispensables pour leur santé affective.

    Votre chien doit avoir libre accès à l’eau et sa portion de nourriture doit être calculée en fonction de sa taille et de son âge. Évitez les gâteries riches et la nourriture de table, trop de chiens souffrent d’obésité.

    Pour éviter la destruction dans la maison, offrez à votre animal des jouets à mâcher. Choisissez-les résistants pour prévenir qu’il en ingère des morceaux. Cependant, évitez les vrais os, qui peuvent causer des perforations de l’intestin ou des fractures dentaires.

    Certains chiens nécessitent un brossage et un toilettage réguliers, alors que d’autres se contenteront d’un bain par saison. Vous devez tailler les griffes de votre chien et nettoyer ses oreilles régulièrement.

  • Il est bon d’enseigner les bases de la bienséance à votre nouveau chien : assis, reste, couché, marche au pied, viens, sont les commandements de base. Un cours dans une école de dressage est recommandé pour tous les nouveaux propriétaires de chiens.

    Les chiens apprécient votre compagnie. Certains chiens peuvent développer des troubles de comportement liés à votre absence. L’anxiété de séparation peut devenir un problème sérieux, surtout si votre chien jappe au point de déranger le voisinage. Apprenez à votre chiot à rester seul, à s’occuper par lui-même et offrez-lui des distractions au cours de vos absences.

    Les chiens qui s’ennuient ont tendance à détruire, à s’automutiler ou à japper de façon excessive. Il est toujours bon d’augmenter l’exercice physique pour ces animaux. Certains chiens peuvent développer des comportements agressifs. Si c’est le cas, consultez rapidement votre vétérinaire. Des douleurs peuvent parfois engendrer des comportements belliqueux. Dans le cas contraire, il saura vous conseiller ou vous diriger vers un comportementaliste vétérinaire.

  • L’alimentation de votre chien devrait lui fournir des sources de protéines, de glucides, de gras, de vitamines et de minéraux.

    Les diètes commerciales mises au point par des nutritionnistes et des vétérinaires savent répondre aux besoins des chiens domestiques. Il existe une multitude de formules et de diètes. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire. Il connaît les besoins spécifiques de votre animal et il pourra vous guider dans le choix de sa nourriture.

    Le maïs et les sous-produits de viande ont de bien mauvaises réputations. Pourtant, leur apport alimentaire est bénéfique pour votre chien. Une farine de maïs de qualité offre une excellente source de protéines hautement digestibles, de glucides et d’acides aminés. De plus, le maïs cause moins d’allergies que le bœuf, le blé, les produits laitiers, le soya, le poulet et les œufs. Quant aux sous-produits, ils sont principalement constitués d’abats (reins, foie, cœur, gésier). Ils procurent des protéines, du fer et des vitamines. Contrairement aux croyances populaires, les plumes, les poils, le cuir, les sabots, le fumier ou le contenu de l’estomac ne sont pas inclus dans les sous-produits de viande.

  • Votre vétérinaire est le seul professionnel apte à poser un diagnostic et à suggérer un traitement pour votre animal. Plusieurs médicaments humains représentent un danger pour la santé de votre chien. Consultez votre vétérinaire si votre chien montre des signes de maladies : diarrhée et vomissements persistants, boiterie, démangeaisons, faiblesse, perte d’appétit, toux, éternuements, rougeur oculaire, inconfort aux oreilles...

    Les chiots sont plus susceptibles de développer des problèmes digestifs. Ils sont souvent atteints de parasites.

    Plus de la moitié des chiens adultes présente un surpoids, allant du simple embonpoint jusqu’à l’obésité morbide. Le manque d’exercice et la mauvaise gestion de la nourriture sont les principaux facteurs de risques. Les trois principales causes de consultation pour les chiens sont les problèmes cutanés (otite, allergie, folliculite bactérienne…), les problèmes digestifs (gastroentérite, colite, ingestion de corps étranger…) et les troubles urinaires (cystite, pierre à la vessie…). Heureusement, la majorité de ces affections est traitable.

    ChienAprès l’âge de 5 ans, près de 75 % des chiens vont montrer des signes de maladie parodontale. La mauvaise haleine, le tartre et la gingivite sont les symptômes liés à cette maladie. Les chiens de petites races sont particulièrement touchés. Il est donc important de veiller à une bonne hygiène dentaire pour votre chien. Les interventions telles que le détartrage et le polissage des dents sont recommandées sur une base régulière.

    Les chiens plus vieux souffrent principalement de douleurs articulaires. Les diverses formes de cancers sont aussi très répandues chez les chiens de grandes races. En cas de doute, consultez votre vétérinaire, il saura vous conseiller et soulager votre animal.

  • Le chien peut transmettre certaines maladies à l’humain. Certains parasites intestinaux comme le giardia ou les vers ronds peuvent être transmis aux enfants. Des bactéries responsables de la leptospirose se transmettent par l’urine contaminée. Heureusement, il existe une vaccination pour prévenir la leptospirose chez votre chien. La rage demeure une inquiétude puisqu’il s’agit d’un virus mortel. Il est donc essentiel de vacciner votre chien contre cette maladie. Certains champignons de peau comme la teigne sont également hautement contagieux. Un dépistage précoce de la maladie réduira le risque de transmission. La salmonelle et autres bactéries digestives peuvent plus facilement être transmises lorsque l’alimentation du chien contient une source de viande crue. Enfin, le développement de bactéries résistantes représente un danger pour la santé des gens qui côtoient le chien. C’est pourquoi votre vétérinaire doit faire un usage judicieux des antibiotiques. Votre vétérinaire est là pour veiller à la santé de votre chien et, par le fait même, de la famille qui l’entoure.

  • Même si l’amour n’a pas de prix, les coûts qu’incombent la responsabilité d’un animal sont non négligeables. Il vous en coûtera entre 200 $ et 1000 $ pour nourrir votre chien, de petite ou de grande taille, durant un an. Le toilettage peut représenter des frais annuels de 50 $ à 250 $. La visite annuelle chez le vétérinaire, les vaccins, les produits antiparasitaires, les dépistages sanguins de routine peuvent facilement représenter des frais annuels de 300 $ à 500 $. À cela, vous devez ajouter les consultations vétérinaires pour des problèmes de santé, la pension de votre animal durant vos absences, les accessoires, les cours de dressage, la licence de la ville…

    Les coûts liés à un animal vieillissant sont souvent plus élevés en raison du développement de maladies chroniques, d’une mauvaise condition dentaire et d’une santé généralement plus fragile.

    Dès l’adoption, soyez prévoyant et assurez-vous d’avoir un fonds de secours pour parer aux coûts engendrés par la maladie de votre animal. Dans le cas contraire, souscrivez une assurance qui prendra en charge la majeure partie des frais médicaux.

  • Que vous laissiez votre chat — ou non — vagabonder dans le quartier ou que promeniez toujours votre chien en laisse, il n’est pas impossible que celui-ci s’égare ou prenne la fuite à la suite d’un événement imprévu. C’est lorsque survient une telle situation qu’une micropuce peut faire toute la différence et vous donner un maximum de chances de retrouver votre animal. Voici quelques informations pertinentes qui vous éclaireront sur le sujet.

    Qu’est-ce qu’une micropuce?Injection micropuce

    Il s’agit d’une toute petite capsule, environ de la taille d’un grain de riz, qui contient une puce informatique contenant un numéro d’identification unique. Celle-ci est injectée sous la peau de l’animal, entre ses omoplates, au moyen d’une seringue. Lors de l’intervention, l’animal pourra sentir un léger inconfort pendant quelques secondes, mais celui s’estompera rapidement. Stérilisée et composée de matériaux biologiquement inertes, la micropuce est une méthode sécuritaire pour identifier un animal.

    Comment fonctionne-t-elle?

    Lorsqu’un lecteur (scanneur) est passé au-dessus des épaules de l’animal, la micropuce est activée et révèle le numéro d’identification de l’animal. Ce numéro correspond aux coordonnées de son propriétaire dans un registre. Le propriétaire peut donc rapidement être contacté afin de récupérer son animal.

    Quels sont ses avantages?

    • Il s’agit d’une méthode d’identification permanente. Impossible d’égarer une micropuce et elle ne s’efface pas, comparativement à une médaille dont l’écriture peut s’altérer avec le temps.
    • Elle peut sauver la vie de l’animal.
      • Le règlement municipal de plusieurs villes du Québec prévoit un délai de trois jours pour récupérer un animal perdu. Après ce délai, les fourrières et les refuges peuvent disposer, selon leurs critères des animaux qui s’y retrouvent. Parfois, l’option envisagée peut être l’euthanasie.
      • Si votre animal est amené chez le médecin vétérinaire parce qu’il est blessé gravement, ce dernier sera en mesure de vous contacter rapidement afin que vous puissiez être partie prenante des décisions importantes qui s’imposent dans ce type de situation.
      • La micropuce permet également de réaliser une économie sur les frais de permis municipal et d’éviter un litige par rapport à la propriété d’un animal.   

    Quel est le coût d’une micropuce?

    Le coût relié à l’implantation d’une micropuce varie entre 40 et 100 $, incluant les frais d’enregistrement dans la base de données.

    Autres informations utiles sur le micropuçage

    • Il importe de choisir la micropuce ISO qui est le système utilisé internationalement, elle peut être lue par tout type de lecteur.
    • Les propriétaires doivent s’assurer de mettre leurs coordonnées à jour dans le registre associé à la micropuce de leur animal, sans quoi la technologie perd beaucoup de son efficacité.
    • Elle ne remplace pas la licence canine ou féline qui peut être exigée par votre municipalité.
    • La micropuce est obligatoire pour traverser les douanes européennes avec votre animal.
    • Des journées de micropuçage sont organisées ponctuellement dans certaines municipalités du Québec. Il ne suffit que de s’informer!

    D’autres questions?

    Si vous souhaitez obtenir davantage d’information à propos du micropuçage, contactez votre médecin vétérinaire. Il est la meilleure ressource pour vous guider en matière de santé animale.

  • chienDès que le beau temps revient, votre chien se gratte, se lèche et se mordille? Sa peau et son système immunitaire réagissent peut-être à la présence de pollens dans l’environnement. L’allergie est une maladie commune chez le chien, 10 à 30 % des chiens examinés pour un problème de peau souffrent d’allergies. L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec invite les propriétaires de chiens à être vigilants en cette période de l’année et à prendre connaissance de l’information suivante afin de réduire le plus possible les inconforts de leur animal.

    Lorsqu’un pollen est inhalé ou qu’il pénètre la peau, il provoque chez le chien allergique une réaction immunitaire excessive. Une inflammation se développe entraînant des démangeaisons. Les zones les plus touchées sont le visage, les pattes et le ventre. En se grattant et en se mordillant, le chien abîme sa peau et favorise le développement d’infections cutanées telles que levures et bactéries. La peau est rouge, les poils tombent, des gales, des pelades et des boutons sont fréquemment visibles. Les otites, les rhinites et les conjonctivites peuvent aussi être causées par une réaction allergique aux pollens.

    Allergies_saisonnieres

    Les allergies saisonnières affectent des chiens adultes. Leur première manifestation survient généralement entre 1 an et 3 ans. Les chiots dont les parents présentent une allergie sont plus susceptibles de développer la maladie à l’âge adulte. Certaines races, comme le golden retriever et le boxer, sont également plus touchées par les troubles d’allergies saisonnières.

    Les symptômes liés aux allergies saisonnières sont habituellement notés lorsque les pollens sont présents dans l’environnement, soit de mai à octobre. Si votre chien réagit aux pollens de bouleaux, ses démangeaisons seront visibles en mai et en juin, alors que si votre animal souffre d’allergies à l’herbe à poux, les mois d’août et de septembre seront les plus pénibles pour lui.

    Si votre chien présente des démangeaisons importantes, il est recommandé de le faire examiner par son médecin vétérinaire. La première étape du diagnostic sera de s’assurer que les démangeaisons sont réellement d’origine allergique. Votre médecin vétérinaire vous proposera peut-être un traitement contre les parasites cutanés afin d’exclure cette possibilité. Ensuite, il devra s’assurer qu’aucune infection cutanée (bactéries, levures) n’est présente. Dans le cas contraire, les infections devront être contrôlées. Si les démangeaisons persistent, des médicaments pour contrôler les symptômes d’allergies seront prescrits. Des antihistaminiques, de la cortisone, des immunosuppresseurs et des médicaments qui bloquent les démangeaisons peuvent être utilisés. Ils comportent tous leurs lots d’effets secondaires et de contre-indications. Il est important d’en discuter avec votre médecin vétérinaire.

    ChienIl faut idéalement éviter les contacts avec les pollens. Gardez votre animal à l’intérieur lorsque le bulletin météo indique un indice de pollens élevé. Rincez le pelage de votre chien après une promenade, afin de réduire la quantité de pollens sur sa peau.

    Les nourritures dermatologiques, l’acupuncture, l’utilisation d’acides gras et de shampoings peuvent aider à réduire les symptômes d’allergies.

    Des tests d’allergie sérologiques ou intradermiques sont parfois recommandés afin d'amorcer l’immunothérapie. L’immunothérapie vise à désensibiliser le patient aux allergènes qui le font réagir. Des injections répétées d’une solution contenant l’allergène permettent de réduire les symptômes d’allergie pour près de 75 % des chiens. Sachez toutefois que ces injections doivent être données pendant plusieurs années.

    Malheureusement, il n’existe actuellement aucun traitement pour guérir votre chien de ses allergies. Les soins visent à diminuer les symptômes de la maladie afin d’offrir une meilleure qualité de vie à l’animal. Il faut donc s’attendre à ce que les symptômes d’allergies se manifestent de façon récurrente, année après année.

    Toutefois, si votre chien présente des démangeaisons lorsque la saison des pollens est terminée, avisez votre médecin vétérinaire. Ce dernier devra alors considérer la possibilité d’une allergie alimentaire, une allergie aux acariens ou autres substances de l’environnement. Un plan diagnostic sera alors proposé et les soins ajustés.

    Le diagnostic et le traitement de troubles cutanés chez le chien sont parfois des processus longs et frustrants. La communication et la collaboration entre médecin vétérinaire et propriétaire sont primordiales. Faisons équipe ensemble pour améliorer leur qualité de vie.

    Par Dre Geneviève Roy, m.v. 

Retour à la liste des sous-catégories