Conseils pour vos animaux

Micropuce : avantages et limites

La micropuce est de plus en plus utilisée chez les propriétaires d’animaux afin d’identifier leur animal. En effet, cette puce informatique est injectée sous la peau de l’animal et lorsqu’un lecteur (scanneur) est passé au-dessus de ses épaules, la micropuce est activée et révèle le numéro d’identification de l’animal.


Quels sont ses avantages?

  • Elle est très utile lorsque notre animal s’égare et qu’un bon samaritain le reconduit dans un refuge ou dans une clinique vétérinaire pour lire la micropuce et retrouver le propriétaire de l’animal.
  • Il s’agit d’une méthode d’identification permanente. Impossible d’égarer une micropuce et elle ne s’efface pas, comparativement à une médaille dont l’écriture peut s’altérer avec le temps.
  • Elle peut sauver la vie de l’animal :
    • Le règlement municipal de plusieurs villes du Québec prévoit un délai de trois jours pour récupérer un animal perdu. Après ce délai, les fourrières et les refuges peuvent disposer, selon leurs critères des animaux qui s’y retrouvent. Parfois, l’option envisagée peut être l’euthanasie.
    • Si votre animal est amené chez le médecin vétérinaire parce qu’il est blessé gravement, ce dernier sera en mesure de vous contacter rapidement afin que vous puissiez être partie prenante des décisions importantes qui s’imposent dans ce type de situation.


Quelles sont ses limites?

  • Lors d’un changement de propriétaire, il arrive que les coordonnées sur la puce ne soient pas mises à jour.
  • Le médecin vétérinaire qui lit la micropuce d’un animal qui lui est apporté par un client est tenu au secret professionnel envers ce même client. Si le nom révélé par la micropuce n’est pas celui de son client, il peut l’inviter à contacter la personne qui est enregistrée à titre de propriétaire de l’animal sur la micropuce et refuser de lui offrir des services tant que la situation ne sera pas clarifiée entre les deux parties. S’il suspecte que l’animal a été volé, il ne peut pas le dénoncer aux autorités.
  • La micropuce ne vient pas identifier le propriétaire légal de l’animal même si le but de l’implantation est, bien sûr, de permettre à l’animal de retrouver son foyer le plus rapidement possible.


Quelles sont les obligations du médecin vétérinaire?

  • Bien informer sa clientèle : Le médecin vétérinaire doit aviser son client qu’il va procéder à la lecture de la micropuce. S’il met en place une politique de lecture systématique de micropuce dans son établissement, il doit afficher - bien en vue – un avis le mentionnant.
  • Respecter le secret professionnel.


Les médecins vétérinaires n’ont pas le mandat, ni le pouvoir de déterminer le droit de propriété d’un animal. Ils n’ont pas non plus le pouvoir de retenir un animal contre le gré de leur client.


Et le vol d’animaux dans tout cela?

L’Ordre réclame, depuis plusieurs années déjà, la création d’un registre provincial des animaux de compagnie. En plus de faciliter la traçabilité des animaux, un tel registre aurait des bénéfices évidents en matière de contrôle et d’encadrement des chiens dangereux. Nos efforts communs doivent porter sur la mise en place d’un registre provincial qui permettrait de débusquer plus facilement les fraudeurs. La micropuce – malgré son apparence de bonne solution pour prévenir le vol d’animaux – comporte plusieurs limites en lien avec le secret professionnel.

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