Diplômés hors-Québec

Intégration à la société québécoise et respect de ses valeurs

Outre les exigences professionnelles à satisfaire, les médecins vétérinaires formés hors-Québec doivent également planifier et prévoir leur intégration progressive à la société québécoise. L’ouverture et le désir de connaître les valeurs et les fondements de la société du pays d’accueil sont essentiels à la réussite de l’adaptation au nouveau milieu de vie.

Au Québec, les citoyens adhèrent aux énoncés de la Charte des droits et libertés de la personne, comme le droit à l’égalité, l’interdiction de discrimination sous toutes ses formes ainsi que les droits politiques, judiciaires, économiques et sociaux.

Professionnellement, la capacité d’apprendre, de relever de nouveaux défis au sein d’une équipe et la volonté de découvrir et de partager de nouvelles façons de faire sont des qualités qui faciliteront l’intégration au contexte d’exercice professionnel nord-américain.

C’est ainsi qu’il appert important de souligner, en lien avec la connaissance des réalités du marché du travail en médecine vétérinaire au Québec, deux thèmes particuliers auxquels les médecins vétérinaires formés hors-Québec, avec une culture évidemment différente, peuvent être confrontés.

 

La féminisation de la profession

Au Québec, les professions se féminisent rapidement. Depuis l’année 2005, le nombre de femmes médecins vétérinaires dépasse le nombre d’hommes, et cette tendance s’accentue d’année en année

En 2015, la profession de médecin vétérinaire au Québec compte 60 % de femmes et 40 % d’hommes :

Répartition des membres par sexe

Les femmes, souvent jeunes, sont donc très présentes au sein de la profession, et ce, à tous les niveaux de la hiérarchie. La société québécoise s’est adaptée, reconnaît et respecte les compétences et l’apport des femmes dans le marché du travail. Les nouveaux arrivants doivent faire preuve d’ouverture et accepter les orientations sociales dont le Québec s’est doté.

 

Les besoins de professionnels en région

Statistiquement, il est clairement établi que la majorité de l’immigration au Québec se concentre près du centre urbain de Montréal ou en périphérie. Toutefois, la réalité actuelle et future de la profession montre que les besoins de médecins vétérinaires sont surtout présents dans les régions rurales.

À la lumière de ces données statistiques, les candidats immigrants, diplômés en médecine vétérinaire, auraient certainement avantage à envisager l’option de s’établir dans ces régions rurales dans le but d’améliorer leur chance de trouver du travail auprès des grandes populations animales ou dans la pratique mixte, qui traite les animaux de compagnie et les animaux de la ferme.