Diplômés hors-Québec

La pratique en santé publique et en médecine réglementée

Au Québec, 9 % des médecins vétérinaires travaillent dans le secteur de la santé publique. Ce secteur de pratique offre de belles occasions d’emploi puisqu’il existe une grande demande de professionnels en inspection des viandes.

Le domaine d’exercice de la santé publique se subdivise en contrôle de l’hygiène et de la salubrité des aliments et en surveillance des épizooties.

 

L’hygiène et salubrité des aliments

« Prévenir, inspecter, sécuriser et réglementer »

La salubrité des aliments est au cœur des activités de ce domaine d’exercice. Par l’inspection des viandes dans les abattoirs, les organismes fédéraux et provinciaux s’assurent que tous les produits, de la ferme à l’assiette, sont sûrs pour la population et de qualité supérieure.

Les médecins vétérinaires de ce secteur travaillent principalement pour l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Le Canada et le Québec accordent à la salubrité des aliments la priorité la plus élevée. Par le travail de ces médecins vétérinaires, ces organismes établissent et mettent en œuvre des programmes et des services conçus pour protéger les Canadiens des dangers évitables en matière de salubrité alimentaire ainsi que pour s’assurer que les situations d’urgence liées à la salubrité des aliments sont bien gérées et que la population est non seulement informée sur la salubrité des aliments, mais qu’elle y contribue.

Les maladies animales peuvent non seulement menacer la santé des Canadiens, mais aussi provoquer des pertes socioéconomiques de plusieurs millions de dollars dans l’industrie des élevages. Le fait que le Canada ait la réputation d’être exempt de certaines maladies graves rehausse la qualité de nos animaux, de nos produits et sous-produits carnés sur les marchés internationaux. Pour assurer la sécurité publique, l’ACIA et le MAPAQ effectuent des inspections et disposent de programmes de surveillance et d’analyse visant à prévenir et à freiner la propagation des zoonoses ainsi que des maladies animales transmissibles aux humains, et à éviter l’émergence de maladies animales exotiques au pays.

Ces programmes, implantés dans les domaines de l’hygiène vétérinaire et de l’élevage, ont pour objectif d’empêcher l’entrée d’agents pathogènes exotiques ainsi que la transmission de certaines maladies animales indigènes. Ces programmes de contrôle sont mis en place, exécutés et supervisés par des médecins vétérinaires.

En résumé, les grands axes d’intervention des médecins vétérinaires en santé publique sont les suivants :

  • la vigilance, la surveillance active de la santé animale et l’expertise vétérinaire dans le réseau d’analyses en laboratoires;
  • la prévention des maladies par le respect de certaines mesures sanitaires afin de prévenir l’entrée et la dispersion des maladies dans le cheptel québécois;
  • l’inspection des aliments de consommation pour assurer l’innocuité et la sécurité alimentaires des consommateurs de la ferme à la table;
  • la promotion et le maintien de la sécurité et du bien-être animal.

Les médecins vétérinaires voués au maintien de la santé publique doivent maîtriser les concepts liés à l’analyse du risque et à la biosécurité en appliquant au quotidien des notions d’épidémiosurveillance, de pathologie, de microbiologie, de virologie, de parasitologie et de toxicologie, dans le respect des dispositions législatives, éthiques et administratives des lois et des règlements concernés.