La profession

La Médaille de saint Éloi

La Médaille de saint Éloi est la plus haute distinction décernée par l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec. Elle souligne les qualités exceptionnelles de son lauréat, met en lumière son engagement social et professionnel en plus de souligner les retombées de ses réalisations professionnelles sur le public.

Pour recevoir ce prix, le lauréat doit avoir reçu la reconnaissance de ses pairs. Il doit également s’engager socialement et participer activement à la vie professionnelle, entre autres au sein d’organisations professionnelles. Les réalisations et les actes professionnels du lauréat doivent avoir été exceptionnels et avoir fait progresser la médecine vétérinaire au Québec tout en rehaussant l’image et la visibilité de la profession ici et ailleurs.

Date limite pour déposer une candidature : 15 mai 2019

Remise de la médaille de saint Éloi : au banquet du Congrès vétérinaire québécois

 

Lauréats

  • Dr Marc-André Sirard, m.v., Ph. D.
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  • Dr André Vrins, m.v.
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  • Dre Denise Tousignant, m.v.
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  • Dre Diane Blais, m.v.
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  • Dr Armand Tremblay, m.v.
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  • Dr Guy Fitzgerald, m.v.
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  • Dre Louise Laliberté, m.v.
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  • Dr Yves Gosselin, m.v.
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  • Dr Yvon Couture, m.v.
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  • Dr Marcel Marcoux, m.v.
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  • Dr Luc Breton, m.v.
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  • Dr Richard Bérubé, m.v.
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  • Dr Robert Patenaude, m.v.
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  • Dr Michel Morin, m.v.
  • Dr Gilbert Hallé, m.v.
  • Dr Robert Higgins, m.v.
  • Dr Paul Cusson, m.v.
  • Dr Serge Dea, m.v.
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  • Dr Norbert H. Bonneau, m.v.
  • Dr Daniel Bousquet, m.v.
  • Dr Pierre Lamothe, m.v.
  • Dr Raymond S. Roy, m.v.
  • Dr Gaston Roy, m.v.
  • Dr Benjamin Simard, m.v.
  • Dr Joseph-Édouard Roy, m.v.
  • Dr Patrick Guay, m.v.
  • Dr Paul Desrosiers, m.v.
  • Dr Clément Trudeau, m.v.
  • Dr René Dubuc, m.v.
  • Dr Louis Bernard, m.v.
  • Dr Albert Paris, m.v.
  • Dr Jean Piérard, m.v.
  • Dr Camille Julien, m.v.
  • Dr Joseph Blanchet, m.v.
  • Dr Jean-Baptiste Phaneuf, m.v.
  • Dr André Saucier, m.v.
  • Dr Henri-Paul Girouard, m.v.
  • Dr Olivier Garon, m.v.
  • Dr Jean Flipo, m.v.
  • Dr Paul Marois, m.v.
  • Dr Joseph Dufresne, m.v.
  • Dr Guy Cousineau, m.v.
  • Dr Martin Trépanier, m.v.
  • Dr René Pelletier, m.v.
  • Dr Roland Filion, m.v.
  • Dr Didier Dufour, m.v.
  • Dr J.-Désiré Nadeau, m.v.
  • Dr Marc L’Heureux, m.v.
  • Dr Éphrem Jacques, m.v.
  • Dr Philippe Demers, m.v.
  • Dr Jean-Marie Dionne, m.v.
  • Dr Paul Boulanger, m.v.
  • Dr L. Smith, m.v.
  • Dr L. Choquette, m.v.
  • Dr Maurice Panisset, m.v.
  • Dr Paul Genest, m.v.
  • Dr G. Théobald Labelle, m.v.
  • Dr Gustave Labelle, m.v.
  • Dr T.W.M. Cameron, m.v.
  • Dr Charles A. Mitchell, m.v.
  • Dr Schofield, m.v.
  • Dr Maxime Veilleux, m.v.

Dr Marc-André Sirard, m.v., Ph. D.

C’est avec beaucoup de fierté que l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec a remis la médaille de saint Éloi 2018  au Dr Marc-André Sirard, lors du gala organisé en marge du Congrès vétérinaire québécois, le vendredi 26 octobre 2018, à Saint-Hyacinthe. L’hommage qui lui a été rendu a été à la hauteur des multiples réalisations du Dr Sirard et c’est avec honneur que le lauréat est venu chercher son prix.

Le Dr Sirard est professeur titulaire au département des sciences animales à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval. Il a fondé, en 1995, le Centre de recherche en biologie de la reproduction (CRBR), le plus important centre de recherche œuvrant en ce domaine au Canada. Présentement, le Dr Sirard est détenteur d’une Chaire senior du Canada en génomique de la reproduction qui a été renouvelée pour un troisième mandat jusqu’en 2021.

 

Un scientifique visionnaire

Le Dr Sirard commence sa carrière comme médecin vétérinaire en 1981, dans le domaine des grands animaux, principalement en production laitière. La pratique vétérinaire l’a sensibilisé sur l’infertilité animale et la reproduction, préoccupations principales des producteurs. Fasciné par la magie de la reproduction et le principe d’immortalité des ovules, le Dr Sirard s’est par la suite dirigé vers les laboratoires.

La fécondation de l’ovule et le développement embryonnaire précoce sont au cœur des intérêts de recherche du Dr Sirard. Il a d'abord adapté le prélèvement par laparoscopie pour obtenir les premiers veaux éprouvettes au Canada et les premiers au monde avec une méthode applicable cliniquement. Puis, dans le cadre de son postdoctorat, le Dr Sirard a mis au point le développement d’un système de culture pour la production d’embryons de bovins à partir d’ovocytes immatures récupérés à l’abattoir. Cette avancée a tout simplement révolutionné la recherche en reproduction animale. Aujourd’hui, des centaines de laboratoires à travers le monde utilisent le système de culture développé par le Dr Sirard.

 

Retombées en reproduction humaine

Les travaux de recherche menés par le Dr Sirard oscillent constamment entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée. Ce modèle a généré d’importantes retombées en production animale et, fait remarquable, certains travaux ont trouvé application en fécondation in vitro humaine.

Le Dr Sirard a travaillé en étroite collaboration avec les cliniques de fertilité afin de déterminer quelles sont les caractéristiques d’un bon follicule et conséquemment d’un bon ovule.  Ces travaux ont permis d’identifier une douzaine de marqueurs. Il est désormais possible de choisir le meilleur embryon et d’éviter ainsi d’en transférer plusieurs, limitant les grossesses multiples et leurs conséquences négatives pour la santé de la mère et de l’enfant. Aussi, les connaissances du Dr Sirard ont permis d’ajuster pour chaque patiente le traitement hormonal en fonction du niveau des marqueurs, ce qui aura pour effet d’augmenter le taux de succès au deuxièmeessai. 

Parallèlement, le Dr Sirard a été membre du conseil d'administration de la Société Canadienne  de Fertilité et d'Andrologie de 2012 à 2016  et est aujourd'hui le président du comité des chercheurs en reproduction-endocrinologie de cette même société.

 

Contribution scientifique

Après plus de 30 ans de carrière, le Dr Sirard cumule 288 articles scientifiques publiés, à l’échelle internationale, dans des revues avec comités de pairs.  Son indice de Hirsch s’élève à plus de 63,  un résultat exceptionnel qui le place en tête des scientifiques canadiens en reproduction animale et humaine. Il attribue avec humilité cet exploit aux nombreux étudiants gradués et stagiaires postdoctoraux qu’il a formés et qui sont les principaux auteurs de ces articles.

Dr Sirard a aussi signé 15 chapitres de livres et présenté plus de 90 conférences, et ce, principalement dans des congrès internationaux. Il a été ou est encore éditeur associé de plusieurs revues internationales telles que Reproduction, Molecular Human Reproduction, Reproduction Fertility and Development ainsi que Molecular Reproduction and Development.  Ces quatre revues se classent parmi les cinq plus grandes revues scientifiques dans ce domaine.

Depuis près de 20 ans, Dr Sirard agit à titre de conseiller, par le biais de rencontres individuelles et de comités d’experts, auprès des autorités responsables de l’élaboration des politiques publiques en matière de science, de recherche et de technologie, et ce, tant au niveau fédéral que provincial. Il siège présentement sur le comité d'éthique de la recherche du gouvernement du Québec portant sur la modification du génome par l'approche CRISPr.

 

Vulgarisation de ses connaissances

Le Dr Sirard participe également à la diffusion de la recherche auprès d’un public non universitaire. Il est fréquemment sollicité par les journalistes de la radio, de la télévision et des journaux pour des questions concernant le développement technoscientifique dans le domaine de la biologie de la reproduction, et tout particulièrement, du clonage, du génie génétique et de la génomique. Il a contribué à la revue Le Veterinarius publiée par l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec et à d'autres revues de vulgarisation telle la revue Découverte

Lors de la conception de l’exposition « Métissages » qui a été présentée au Musée de la civilisation du Québec, Dr Sirard a agi à titre de conseiller auprès de l’artiste et créateur québécois Robert Lepage pour la partie de son exposition concernant la transgénèse et le rapport de l’être humain à la science. Finalement, il fait du bénévolat pour des activités culturelles et scientifiques telles les 24 heures de sciences et Génie en herbe,  en plus de donner à l’occasion des conférences grand public.

La profession rend ainsi un hommage à un homme visionnaire, rassembleur et passionné. Il ne fait aucun doute que le Dr Sirard est homme d’exception qui a contribué de façon significative à l’avancement de la reproduction des bovins et de la fécondation in vitro animale et humaine au Québec. Grâce à sa vision innovante et avant-gardiste, il est un ambassadeur incomparable pour la profession vétérinaire et pour l’avancement du bien commun.

 

 

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Dr Marc-André Sirard, m.v., Ph. D., récipiendaire de la médaille de saint Éloi 2018


Dr André Vrins, m.v.

C’est avec beaucoup de fierté que l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec a remis la médaille de saint Éloi 2017 au Dr André Vrins, lors du gala organisé en marge du Congrès vétérinaire québécois, le 17 novembre 2017. L’hommage qui lui a été rendu a été à la hauteur des multiples réalisations de Dr Vrins et c’est avec grande émotion que le lauréat est venu chercher son prix.

Une carrière universitaire stimulante

Tout au long de son parcours, tant académique que professionnel ou communautaire, Dr Vrins a su se démarquer et faire profiter la médecine vétérinaire de son avant-gardisme. La carrière de Dr Vrins a commencé à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal (FMV), en étant le premier professeur spécialiste en médecine interne équine. À ce titre, il a créé et développé des stages cliniques de premier cycle, puis, il a mis sur pied des programmes d’internat et de résidanat, contribuant ainsi à la réputation enviable dont jouit le Centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV). Grâce à ses activités pédagogiques et son programme de recherche clinique, il participe à la formation de la grande majorité des médecins vétérinaires pratiquant dans le domaine équin au Québec ainsi que bon nombre d’étudiants d’écoles vétérinaires françaises et belges.

De 1995 à 2004, Dr André Vrins est directeur du département de sciences cliniques de la FMV. De nouvelles infrastructures cliniques sont construites et 13 nouveaux professeurs sont embauchés dans le département que dirige le Dr Vrins. Durant cette période, celui-ci s’occupe à retrouver l’agrément complet de la FMV par l’AVMA. En 2005, Dr Vrins se voit nommé vice-doyen à la formation professionnell.e Par l’entremise de sa grande écoute et de son sens aigu des communications, Dr Vrins rallie tous les membres de la grande équipe de la FMV. En tout, c’est 34 ans que le Dr Vrins a passés à améliorer la qualité de l’enseignement et à rehausser la réputation non seulement de la profession, mais également de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, qui l’a d’ailleurs récompensé par l’octroi du statut de professeur émérite. La qualité des soins dispensés aux chevaux, particulièrement, et aux animaux en général s’est vue grandement améliorée par les enseignements et les programmes de recherches de Dr Vrins.

De grandes réalisations au sein d’organismes professionnels

Parallèlement à cette fonction majeure à l’administration de la FMV, Dr Vrins a joué un rôle digne de mention au sein de divers organismes professionnels. En effet, il a été responsable de plusieurs postes à l’Association des vétérinaires équins du Québec (AVEQ), de 1982 à 1999, et a multiplié les échanges entre les praticiens équins du Québec et ceux de France. Il a également organisé de nombreux congrès, tant ici qu’en Europe. Dr Vrins a participé à des comités de lecture de plusieurs revues scientifiques comme Le médecin vétérinaire du Québec et le Canadian Veterinary Journal. Durant cette même période, il préside également le comité cheval du MAPAQ.

Même après avoir pris sa retraite, Dr André Vrins continue de s’investir auprès de diverses associations, comme l’Association des professeurs retraités de la FMV et il contribue à l’évaluation du mérite pédagogique des cours utilisant des animaux à l’Université de Montréal. Il participe aussi à l’organisation du congrès des 125 ans de la médecine vétérinaire au Québec. Finalement, Dr Vrins est membre fondateur de l’encart scientifique Le Veterinarius+ publié trois fois l’an par l’Ordre. Il a présidé avec brio le comité chargé de produire cet encart depuis sa création en 2013 jusqu’à tout récemment. Il a ainsi créé de toutes pièces un encart scientifique à la hauteur des attentes et des besoins, donnant des ailes à ce projet ambitieux.

Outre ces nombreuses réalisations académiques et professionnelles, Dr Vrins s’est également démarqué auprès du public, lui qui a exercé comme interniste à l’hôpital équin du CHUV pendant 13 ans. Pendant cette période, il a formé de nombreux résidents, internes et étudiants à la maîtrise. En leur transmettant sa passion et son savoir, Dr Vrins a contribué à la santé et au bien-être animal de nombreux animaux. Grâce à la vulgarisation scientifique qu’il prodiguait au sein de différents organismes équins, à ses multiples recherches cliniques et au mentorat qu’il offrait, l’influence et les réalisations de Dr Vrins s’étendent bien au-delà de la profession.

Il ne fait aucun doute que Dr Vrins est homme d’exception qui a contribué de façon significative à l’avancement de la médecine au Québec, ainsi qu’à son rayonnement ici comme ailleurs. Grâce à sa vision innovante et avant-gardiste, il a pu mettre sur pied de nombreux projets remarquables qui ont su faire profiter la grande équipe vétérinaire, tout autant que le public. La profession rend ainsi un hommage amplement mérité à un homme visionnaire, rassembleur, influent et passionné. Il est sans conteste que son héritage bénéficiera à tous les médecins vétérinaires actuels et futurs.

Légende photo :

Dr André Vrins, m.v., récipiendaire de la médaille de saint Éloi 2017 


 

Dre Denise Tousignant, m.v.

Praticienne d’exception et femme d’affaires visionnaire, la Dre Denise Tousignant a obtenu son doctorat en médecine vétérinaire de l’Université de Montréal en 1976. Au fil des années qui suivent, elle a su faire évoluer la pratique des petits animaux vers de nouveaux horizons en étant une des premières femmes à défricher le terrain pour toutes celles qui allaient suivre.

Instigatrice d’un nouveau modèle de pratique

Jeune diplômée, la Dre Tousignant a contribué à l’essor d’un modèle de pratique désormais répandu; la pratique de grands groupes incluant la présence de plusieurs spécialistes œuvrant en marge du contexte universitaire. C’est ainsi qu’en 1976, elle fonde l’Hôpital Vétérinaire Loretteville qui sera par la suite fusionné avec quatre autres hôpitaux de la région de Québec en 1989 pour créer le Centre Vétérinaire Daubigny. Il s’agit alors du premier complexe hospitalier du genre au Québec. Elle ouvrira par la suite l’Hôpital Vétérinaire Lesage, Robin, Tousignant et associés en 1997. 

Une vie associative remplie

La passion et le plaisir qu’éprouve la Dre Tousignant à soigner les animaux se traduisent également par le souci constant du bien-être de ces derniers. C’est d’ailleurs ce souci qui l’amène à assumer la vice-présidence et la présidence d’Anima-Québec durant sept ans, soit de 2002 à 2009. Ce principe directeur dans sa carrière la pousse aussi à s’engager activement dans la vie associative de sa profession en tant que membre de nombreux comités et administratrice de son ordre professionnel. Elle a tour à tour occupé les fonctions de membre du comité d’inspection professionnelle, d’administratrice pour la région de Québec et de vice-présidente de l’OMVQ, impressionnant par sa constance et la qualité de son travail.

Lauréate de récompenses prestigieuses

La Dre Tousignant a consacré une grande partie de sa carrière à promouvoir l’excellence de la profession tant auprès de ses collègues qu’auprès du public. Ainsi, son dévouement envers la profession a été souligné à maintes reprises, notamment par l’Association canadienne des médecins vétérinaires, par le Conseil interprofessionnel du Québec et par l’Académie de médecine vétérinaire du Québec. Sa fibre entrepreneuriale exceptionnelle a aussi été soulignée par un prix Mercure remis par la Chambre de commerce de Québec ainsi que par le Prix du mérite Desjardins remis par la Chambre de commerce de Ste-Foy.

Le modèle professionnel que la Dre Tousignant a légué pour toute une génération et son parcours jalonné de succès en font très certainement une digne récipiendaire de la médaille de saint Éloi.

Légende photo :
Dr Joël Bergeron, m.v.,  président de l’Ordre, Dre Denise Tousignant, m.v., récipiendaire de la médaille de saint Éloi 2016 et Dr Luc Breton, m.v., retraité

Dre Diane Blais, m.v.

L’Ordre décerne la médaille de saint Éloi 2015 à titre posthume à la Dre Diane Blais, m.v. (1952-2015)

La médaille de saint Éloi est la plus haute distinction décernée par l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec. Elle souligne les qualités exceptionnelles de son lauréat, met en lumière son engagement social et professionnel en plus de souligner les retombées de ses réalisations professionnelles sur le public.

Pour recevoir ce prix, le lauréat doit avoir reçu la reconnaissance de ses pairs. Il doit également s’engager socialement et participer activement à la vie professionnelle, entre autres au sein d’organisations professionnelles. Les réalisations et les actes professionnels du lauréat doivent avoir été exceptionnels et avoir fait progresser la médecine vétérinaire au Québec tout en rehaussant l’image et la visibilité de la profession ici et ailleurs.

C’est dans un contexte empreint d’émotions que l’Ordre a décerné la médaille de saint Éloi 2015 à la Dre Diane Blais, le 20 novembre dernier. Professeure à la Faculté de médecine vétérinaire pendant plus de 30 ans, Dre Blais aura marqué plusieurs générations de médecins vétérinaires jusqu’à ce qu’elle nous quitte, emportée par la maladie, le 3 avril dernier. Ses filles, Catherine et Julie-Hélène, étaient présentes pour recevoir cet honneur remis à leur mère et pour assister à l’hommage qui lui a été rendu par la communauté vétérinaire. Revisitons le parcours exceptionnel de Dre Diane Blais ainsi que les différents projets qu’elle a mis sur pied et qui ont rayonné bien au-delà de la communauté vétérinaire.


Une pionnière

Tout au long de sa carrière, la docteure Diane Blais aura ouvert les portes pour les générations de femmes médecins vétérinaires qui l’ont suivi. Cumulant les « premières », elle aura tracé la voie pour nombre d’entre elles : première femme à réaliser une carrière professorale à la Faculté de médecine vétérinaire (FMV), première femme à occuper des fonctions administratives (vice-doyenne aux affaires étudiantes et aux communications et directrice du département de sciences cliniques), première spécialiste en anesthésie vétérinaire au Québec, cofondatrice du groupe de recherche en médecine équine du Québec (GREMEQ), fondatrice du projet « mentorat » pour les étudiants au D.M.V., fondatrice du Refuge pour les chiens et les chats de la FMV et cofondatrice de la clinique pour les animaux des jeunes de la rue.

Elle a fait progresser la médecine vétérinaire de nombreuses façons, la principale ayant été son influence constructive auprès des futurs diplômés, au point où la grande majorité des médecins vétérinaires qui exercent aujourd'hui au Québec ont été marqués par ses encouragements, ses conseils et son écoute.

Son influence a débuté par sa contribution exceptionnelle à l'essor de sa spécialité d'abord, l'anesthésie. Puis, par son apport au contrôle, aux traitements de la douleur et enfin au bien-être animal. Tout cela, avec un très grand humanisme.

 

Des projets au rayonnement exceptionnel

La carrière de Dre Diane Blais a été marquée par la réalisation de grands projets dont les impacts positifs sont majeurs tant sur le plan de la formation vétérinaire, que sur ceux du bien-être animal et de la société en général.

Sous l’initiative d’étudiants soucieux du sort des animaux abandonnés, la Clinique du refuge pour chiens et chats voit le jour en 1990. Dre Blais étant l’un des premiers professeurs à croire à ce projet, elle y voit l’opportunité d’y arrimer une vocation pédagogique, à la promotion du bien-être animal et à un engagement social.

En 2000, elle met sur pied la Clinique des animaux des jeunes de la rue. Dre Diane Blais allie sa compassion pour les animaux aux œuvres à caractère social. Le projet des animaux des jeunes de la rue naît de cette synergie avec le père Pops du Bon Dieu dans la rue. Les jeunes qui fréquentent le Centre de jour ont des animaux qui ont besoin de soins vétérinaires préventifs et curatifs. Le concept émerge et se poursuit depuis 15 ans, en alliant un volet de formation des étudiants vétérinaires.

Aussi, elle a été la compositrice, puis la chef d’orchestre des stages précliniques, cette source essentielle d’apprentissage pratique qui s’échelonne sur les quatre premières années du cursus du doctorat en médecine vétérinaire et prépare à la dernière année clinique.


Un parcours jalonné par les honneurs

Les accomplissements de la docteure Diane Blais ont été maintes fois reconnus au sein de la profession alors qu’elle s’est vue remettre un grand nombre de distinctions, et ce, depuis le tout début de sa carrière. Elle est deux fois lauréate, en 1984 et 1987, du Norden Distinguished Teacher Award, un prix d’excellence en enseignement à la Faculté.

Elle a été nommée « Pionnière » de l’Université de Montréal dans le cadre des Fêtes du 125e anniversaire de l’établissement en 2004, puis elle reçoit le prix Damase-Généreux de l’Académie de médecine vétérinaire du Québec, en 2005, pour sa contribution à l’avancement de la pratique des animaux de compagnie au Québec.

L’Association canadienne des médecins vétérinaires reconnait sa contribution importante au bien-être des animaux en lui remettant le Prix humanitaire 2007 et l’Académie de médecine vétérinaire lui décerne le Prix Duncan McEachran pour son apport social et humanitaire en 2010.

Il ne fait aucun doute que la Dre Diane Blais est une femme d’exception qui a contribué — tout au long de sa remarquable carrière — à l’amélioration du bien-être animal, au développement de la profession de médecin vétérinaire ainsi qu’à son rayonnement auprès de la société. L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec lui remet donc la médaille de saint Éloi 2015, un honneur amplement mérité.

La profession rend ainsi un vibrant hommage à cette pionnière qui aura légué un riche héritage aux médecins vétérinaires actuels, mais également aux générations de médecins vétérinaires à venir. 

Dr Armand Tremblay, m.v.

Le Dr Armand Tremblay est originaire de Chicoutimi. Il obtient son doctorat en médecine vétérinaire de l’Université de Montréal en 1964. Au cours de ses études universitaires, il se démarque déjà. On lui décerne la médaille du lieutenant-gouverneur du Québec pour ses résultats académiques supérieurs. Doué, studieux et avide de savoir, il poursuit ses études aux cycles supérieurs à la Faculté de médecine de l’Université Laval, à Québec, où il obtient un doctorat en biochimie lui permettant d’approfondir un sujet passionnant : le bilan métabolique de santé chez l’homme.

En 1970, il se joint au corps professoral de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, où il fait carrière pendant 35 ans. Il y occupe successivement les postes de professeur adjoint, professeur agrégé et professeur titulaire au Département d’anatomie et de physiologie animales. Il devient par la suite directeur du Département de biomédecine vétérinaire. Il enseigne plusieurs matières pendant toutes ces années, mais celles qu’il a trouvées les plus gratifiantes demeurent la biochimie de l’alimentation des ruminants, la chimie physiologie respiratoire et urinaire et la toxicologie agroalimentaire.

Conférencier apprécié, il participe à de nombreux congrès, colloques et séminaires au Québec et à l’étranger.

Une de ses principales réalisations demeure la création et le développement du profil métabolique, un outil diagnostique qui permet l’identification des maladies métaboliques chez les bovins laitiers. Il s’agit d’une avancée majeure dont ont profité les praticiens en médecine bovine et les producteurs laitiers.

La carrière du Dr Tremblay a été marquée par son dévouement à l’égard de ses collègues et producteurs. Il ne comptait pas ses heures et était constamment disponible.

Il a participé à la formation continue et à la transmission du savoir à titre d’enseignant, en dirigeant des élèves aux études supérieures et en offrant des conférences, mais également en effectuant des recherches et en publiant des dizaines d’articles dans des revues scientifiques.

Bien que le Dr Tremblay ait consacré beaucoup de temps à sa profession et soit reconnu pour son engagement professionnel exemplaire, il a soutenu sa communauté et a été présent auprès de son épouse et de sa famille, composée maintenant de quatre enfants et de onze petits-enfants. Son engagement social est important et reconnu. En effet, le Dr Tremblay a été membre du conseil d’administration et président des loisirs de Douville, membre du Club Optimiste de Douville et commissaire dans différentes commissions scolaires en plus d’être bénévole au tournoi de hockey pee-wee pendant 20 ans. En reconnaissance pour son engagement bénévole, la Ville de Saint-Hyacinthe lui a décerné la médaille de l’Ordre du mérite en 1986.

Même à la retraite, le Dr Tremblay contribue de façon tout à fait exceptionnelle à la profession et à sa communauté. Après avoir accepté, en 2003, la charge du secrétariat de la Société du patrimoine vétérinaire québécois, il prend sa retraite en 2005 et devient alors très engagé au sein de cet organisme à titre de secrétaire-trésorier et d’archiviste. Il organise notamment une exposition historique au congrès du 125e anniversaire de la profession, contribuant ainsi de façon tout à fait exceptionnelle à mettre en valeur et à faire connaître l’histoire et le patrimoine vétérinaire aux nouvelles générations. Il souhaite maintenant créer un musée de la médecine vétérinaire à Saint-Hyacinthe.

Le Dr Armand Tremblay est un homme d’exception. Il a pendant toute sa longue et fructueuse carrière contribué de façon remarquable au développement de la profession et continue de le faire après sa retraite. Il a été intronisé au Temple de la renommée de la médecine vétérinaire en 2011, avant de se voir remettre, en 2014, la médaille saint Éloi.

La profession rend ainsi un vibrant hommage à ce pionnier qui aura légué un riche héritage aux médecins vétérinaires en exercice, mais également aux générations montantes et futures.

Dr Armand Tremblay, m.v.

Dr Guy Fitzgerald, m.v.

Le Dr Guy Fitzgerald obtient son doctorat en médecine vétérinaire en 1987. Il complète également une maîtrise en sciences cliniques vétérinaires en 1990 et est, depuis 1992, clinicien au service de la médecine zoologique de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.

C’est pendant ses études, en 1986, qu’il fonde la première clinique destinée aux soins des oiseaux de proie du Québec. Depuis cette date, la clinique a soigné plus de 7 350 oiseaux, ce qui, jumelé à la diversité des espèces reçues, à l’expertise des médecins vétérinaires y travaillant et à la qualité des installations, permet à la clinique de se classer parmi les cinq centres de réhabilitation les plus importants d’Amérique du Nord. Cette clinique est devenue, au fil des ans, un centre de référence et d’enseignement d’importance dans les soins administrés aux rapaces.

Depuis sa création et sous la supervision du Dr Fitzgerald, la Clinique des oiseaux de proie a vu passer plus d’une centaine de techniciens (programme d’aménagement de la faune, bioécologie, santé animale, etc.), des étudiants au programme de premier cycle en médecine vétérinaire, ainsi que 30 médecins vétérinaires dans le cadre des programmes d’études supérieures d’internat ou de résidence de la Faculté de médecine vétérinaire. Vingt-cinq ans après sa création, la contribution du Dr Fitzgerald est encore aujourd’hui très active et appréciée par les cohortes d’étudiants en médecine vétérinaire et par les médecins vétérinaires de partout au Québec.

C’est encore une fois pendant ses études, en 1987, que le Dr Fitzgerald fonde l’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP). Cet organisme sans pareil a pour mission d’éduquer le grand public à l’importance de protéger les oiseaux de proie ainsi que leurs habitats naturels. La fondation de l’UQROP a permis de mettre en place et de coordonner un réseau d’intervenants à l’échelle provinciale. Ce réseau, qui implique des intervenants de divers milieux (médecins vétérinaires, institutions zoologiques, agents de la faune, SPA, refuges et autres), est constitué d’environ 200 points de chute pour les oiseaux de proie en difficulté, qui sont ensuite acheminés vers la Clinique des oiseaux de proie de la Faculté de médecine vétérinaire. Plus de 350 oiseaux de proie sont ainsi recueillis et soignés en moyenne chaque année.

L’ouverture, en 1996, du centre d’interprétation Chouette à voir! marque un tournant pour le Dr Fitzgerald et l’UQROP. Ce centre d’interprétation unique en son genre fusionne harmonieusement l’éducation avec l’environnement, le milieu naturel avec le travail de réhabilitation en permettant au public de découvrir les différentes espèces d’oiseaux de proie du Québec, mais également les menaces qu’elles subissent et les moyens qui peuvent être mis en œuvre pour les aider.

Chouette à voir! ouvre chaque été ses portes au grand public et aux groupes scolaires. Il a pour objectif de remplir les deux missions de l’UQROP, soit la réhabilitation des oiseaux de proie blessés et l’éducation du grand public. Bien que la majeure partie du travail de réhabilitation de l’UQROP s’effectue à la Clinique des oiseaux de proie de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, Chouette à voir! joue un rôle majeur dans la phase finale de la réhabilitation des oiseaux. Le complexe de neuf volières de réadaptation permet aux oiseaux de se remettre de leurs blessures, en plus de fournir des espaces de vol essentiels pour leur remise en forme. Afin de préserver la tranquillité des oiseaux, ces volières peuvent être visitées seulement par petits groupes avec un guide. Chouette à voir! est désormais l’un des attraits touristiques majeurs de la région maskoutaine et a récolté plusieurs prix depuis son ouverture.

En chapeautant cet organisme, le Dr Fitzgerald effectue un véritable travail de missionnaire qui demande un travail acharné et une persévérance hors du commun. Malgré les embûches, les trop rares subventions, le roulement de personnel et l’absence de financement récurrent, le Dr Fitzgerald porte sur ses épaules ce projet exceptionnel depuis maintenant 25 ans.

Le Dr Fitzgerald jouit aujourd’hui d’une notoriété nationale en médecine aviaire et dans les soins vétérinaires prodigués aux oiseaux de proie. Ses efforts ont été récompensés par l’attribution de multiples prix et reconnaissances, remis entre autres par l’International Fund for Animal Welfare, la Société Provancher d’histoire naturelle du Canada, la Fondation de la faune du Québec, le CDMV, le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche et plusieurs autres.

Médecin vétérinaire engagé, le Dr Fitzgerald a également siégé à plusieurs comités, tels que le comité sur le bien-être des animaux et le comité de l’environnement de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec ainsi que le comité de rétablissement du Pygargue à tête blanche au Québec de la Société de la faune et des parcs du Québec. Il a coordonné le volet Réhabilitation de la faune du Plan québécois d’intervention d’urgence en cas de déversement d’hydrocarbures en plus d’être responsable des soins vétérinaires des oiseaux pour le Plan d’intervention d’urgence en cas de déversement d’hydrocarbures du Service canadien de la Faune. Finalement, il a aussi fait partie de l’équipe de rétablissement des oiseaux de proie du Québec, composée de représentants du gouvernement du Canada, du gouvernement du Québec, du Regroupement QuébecOiseaux, de l’UQROP et d’Hydro-Québec.

Les activités menées par le Dr Fitzgerald par l’entremise de la Clinique des oiseaux de proie et de l’UQROP ont fait l’objet d’un grand nombre de reportages, d’émissions télévisées et radiophoniques. La revue Québec Science, l’émission de radio Les années lumière et les reportages à Bête pas bête, La semaine verte, Découverte, Humanima et Hôpital vétérinaire n’en sont que quelques exemples. Le personnel de l’UQROP est aussi régulièrement sollicité pour participer à des émissions à caractères scientifiques telles que Le grand jeu des animaux, Les débrouillards et Génial ! Au fil des ans, le Dr Fitzgerald a aussi été invité par différents médias, à titre d’expert, à commenter des sujets d’actualité liés à l’avifaune, et il a collaboré à plusieurs ouvrages liés à l’ornithologie. Il a aussi participé à la rédaction de plus de 35 articles scientifiques au cours de sa carrière.

Les différents projets lancés par le Dr Fitzgerald, il y a maintenant 26 ans, ont touché, de près ou de loin, plus de 900 000 personnes. Ces projets de vulgarisation scientifique ont permis de sensibiliser les Québécois sur l’importance de protéger la faune et l’environnement, sur l’impact des activités humaines sur la faune ainsi que sur le rôle des professionnels de la santé animale dans la réhabilitation de la faune.

L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec est extrêmement fier de compter parmi ses membres cet homme d’exception et c’est pourquoi l’ensemble de la profession lui rend un vibrant hommage.

Dr Guy Fitzgerald, m.v.

Dre Louise Laliberté, m.v.

Championne québécoise d’escrime, la Dre Laliberté termine des études en arts et obtient un baccalauréat ès arts à l’Université de Montréal au printemps 1964. Quelques mois plus tard, à l’automne 1964, elle commence des études à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal et obtient un doctorat en médecine vétérinaire en 1968. Elle fait donc partie de la première promotion de la Faculté comptant des femmes, devenant, avec Diane Gravel et Anne Bousquet, les toutes premières Québécoises à obtenir un diplôme de médecin vétérinaire au Québec. Le premier diplôme de médecin vétérinaire décerné au Québec fut remis par le Montreal Veterinary College à M. James Ferries en 1868, exactement 100 ans avant celui délivré à une femme.

C’est ainsi que la Dre Louise Laliberté représente une génération entière de jeunes femmes qui, dans les années soixante, ont ouvert les portes aux nouvelles générations. Tout devient possible pour le Québec alors en pleine transformation, en ce début des années soixante, où la Révolution tranquille façonne un Québec différent.

Après l’obtention d’un doctorat, la Dre Laliberté enseigne la biologie et la microbiologie au collège de Saint-Hyacinthe. Quelques années plus tard, elle a la responsabilité de mettre sur pied la troisième année du nouveau cours de technique de santé animale au cégep Vanier.

Auteure prolifique et appréciée, elle est la première femme vétérinaire à publier au Québec. Elle rédige notamment le Manuel de travaux pratiques en microbiologie à l’intention des étudiantes infirmières, en collaboration avec le Dr Raymond Roy. Puis, elle écrit un premier guide pratique à l’intention des amateurs de chiens, Le guide du chien et de son maître, en 1972, suivi du livre Le guide du chat et de son maître, en 1973. Ces deux livres ont connu un grand succès, atteignant un tirage de 30 000 exemplaires chacun, ce qui était à l’époque une éclatante réussite. De plus, elle publie, en 1973, un livre sur les races félines, Toutes les races de chats, puis, en 1974 un livre traitant des compétitions canines, Mon chien champion.

À la suite de ses succès enregistrés en librairie, le journal La Presse lui propose la rédaction d’une chronique régulière, ce qui constitue une première pour un médecin vétérinaire au Québec. Ainsi, de 1974 à 1982, cette tribune exceptionnelle contribue à sensibiliser les Québécois et les Québécoises à l’importance des animaux de compagnie dans notre vie quotidienne et incite de nombreuses jeunes filles à joindre les rangs de la profession au Québec.

En 1975, la Dre Laliberté, en collaboration avec son confrère et mari, le Dr Jean-Pierre Robert, ouvre la Clinique vétérinaire de Longueuil. Elle y travaille pendant cinq ans avant de relever un nouveau défi : elle vend la clinique et s’inscrit au programme de maîtrise en sciences vétérinaires à l’Université de Guelph, en Ontario. Ses recherches et travaux portent sur l’épidémiovirologie de la péritonite infectieuse féline, une maladie qui fait des ravages dans les élevages de chats. Son intérêt pour cette maladie vient du fait que, depuis 1978, elle élève des chats abyssins et est juge internationale de compétition féline.

 

Un engagement soutenu auprès des félins

Cet intérêt se double d’un engagement certain. C’est ainsi que l’infatigable docteure participe à des centaines d’expositions, au Canada de même qu’aux États-Unis et en Europe.

Elle cofonde le Club canin de Montréal en 1972, puis le Club félin de Montréal en 1974.

Elle est membre du conseil d’administration de l’Association féline canadienne depuis 1976 et en est l’actuelle présidente depuis 2008.

 

Plus de 200 interventions médiatiques en 40 ans

Active dans les médias électroniques et écrits, la Dre Laliberté a participé à plus de 200 émissions de radio et de télévision au cours de sa vie active, dont :

  • 26 chroniques à l’émission Pour vous mesdames, diffusée à Télé-Métropole de 1976 à 1977 ;
  • 74 chroniques à l’émission Louvain à la carte, à la télévision de Radio-Canada de 1994 à 1996 ;
  • recherchiste pour l’émission Conseil Express, à la télévision de Radio-Canada de 1976 à 1977 ;
  • rédactrice pour la revue Le Veterinarius de 1984 à 1996 ;
  • chroniqueuse dans le magazine Le Rapporteur de l’AMVQ pendant plusieurs années ;
  • chroniqueuse dans différents magazines destinés au grand public comme le magazine Animal et Poils & compagnie.

 

Elle a aussi été invitée à un grand nombre d’autres émissions pour présenter des expositions félines et prodiguer des conseils vétérinaires.

Soucieuse de parfaire ses connaissances, elle termine un certificat en relations publiques à l’Université de Montréal en 1995. La même année, elle agit à titre de consultante pour l’exposition Ces chats parmi nous, présentée au Musée de la civilisation de Québec.

 

Une contribution remarquable à l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec

La Dre Laliberté a été élue administratrice au sein du conseil d’administration de l’OMVQ en 1974. C’était la première fois qu’une femme y siégeait. Elle y siégera pendant cinq années, jusqu’en 1979.

En 1984, elle accepte de rallier l’équipe de l’Ordre pour assumer la responsabilité des communications. Elle y cofonde la revue Le Veterinarius avec la Dre Christiane Gagnon et en sera la rédactrice en chef pendant 12 ans, soit jusqu’en 1996.

Elle crée, en 1988, le concours photo de l’Ordre qui, plus populaire que jamais, en est aujourd’hui à sa 25e édition.

 

Un dernier tour de piste pour soutenir la relève

En 2000, la Dre Laliberté décide de relever un nouveau défi et se joint aux Laboratoires Vita-Tech à titre de représentante. Elle parcourt le Québec et rencontre la nouvelle génération de médecins vétérinaires et profite de ces occasions pour partager son expertise et soutenir la relève.

 

Une retraite active

Enfin, en 2009, après tant d’années à assurer le développement et le rayonnement de la profession, elle prend sa retraite, mais continue son action dans le monde félin.

 

La profession reconnaît son apport majeur au développement et au rayonnement de la profession

La Dre Louise Laliberté reçoit le prix Damase-Généreux de l’AMVQ, en 2002, et le prix Victor remis par la Société de conservation du patrimoine vétérinaire québécois. C’est avec une grande fierté que cette année, l’Ordre lui décerne la médaille de saint Éloi, le plus grand honneur de la profession, reconnaissant ainsi son apport et sa contribution remarquables.

La Dre Laliberté, une pionnière de la profession, a tracé la voie pour des centaines de femmes souhaitant devenir médecins vétérinaires au Québec. Elle a défriché et s’est taillé une place plus qu’honorable, invitant ces centaines de femmes à la suivre et à grossir les rangs de la profession. Femme de tête dynamique, fonceuse, passionnée et déterminée, elle a contribué de façon exceptionnelle à l’éducation du public, au rayonnement de la profession, à l’enrichissement des connaissances de ses collègues et au développement de races félines. C’est pourquoi l’ensemble de la profession rend aujourd’hui un vibrant hommage à cette pionnière de grand talent.

Dre Louise Laliberté, m.v.

Dr Yves Gosselin, m.v.

Diplômé de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal en 1970, le Dr Yves Gosselin a œuvré en pratique privée, à Québec, de 1970 à 1974, avant de débuter une résidence en médecine interne à l’Université d’Illinois, à Urbana-Champaign, de 1975 à 1977.

De 1977 à 1985, il a enseigné à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, où il a également été responsable de l’Hôpital des animaux de compagnie. Durant ces 8 années, il a prononcé de nombreuses conférences, écrit des articles et participé à plusieurs projets de recherche. Fort de toutes ces années de pratique, il a fondé, en 1985, l’Hôpital Vétérinaire Rive-Sud, qu’il dirige toujours. Il a mis sur pied cet établissement et en a fait un centre d’urgence et de référence de premier plan au Québec.

Toujours passionné par les soins vétérinaires et désirant offrir une médecine de haut niveau aux Québécois, il a fondé, en 2011, le Centre Vétérinaire Laval, qui est également un centre de référence. En plus d’être copropriétaire de ces deux grands centres, le Dr Yves Gosselin est également l’un des copropriétaires de l’Hôpital Vétérinaire Saint-Eustache / Deux-Montagnes et de l’Hôpital Vétérinaire Sainte-Thérèse.

De par son rayonnement auprès du public, son engagement social et sa participation active à la vie professionnelle, le Dr Gosselin a eu une carrière exemplaire.

Grâce à lui, le public québécois a maintenant accès à des services de référence de toute première qualité. Le Dr Yves Gosselin et son équipe ont, en effet, propulsé la médecine vétérinaire à un autre niveau. Pour lui, il était impératif de permettre à la population d’accéder à une grande variété de traitements spécialisés à différents endroits sur le territoire québécois.

Sensible aux besoins et aux intérêts du public, le Dr Gosselin a agi à titre de conseiller professionnel pour la série télévisée 4 et demi, diffusée sur les ondes de Radio-Canada pendant plusieurs années. Il a rédigé de nombreuses chroniques vétérinaires dans le TV Hebdo, animé une chronique vétérinaire à l’émission Le sous-sol d’André à Télé-4, à Québec, et accordé plusieurs entrevues dans différents médias pour le grand public. Il a également agit à titre de consultant pour le Club Canadien du Terrier Blanc du West Highland.

Sa participation au sein d’organismes professionnels est tout aussi impressionnante. Il a siégé au conseil d’administration de l’Ordre durant cinq mandats. À ce titre, il a participé à de nombreux comités. Il a même assumé la présidence par intérim de l’Ordre pendant quelques mois. Il a été responsable du comité scientifique de l’Association des médecins vétérinaires (AMVQ), président de l’Académie Canadienne de Dermatologie Vétérinaire et membre du comité d’attribution du Fonds du Centenaire de la Faculté de médecine vétérinaire.

L’engagement et la contribution du Dr Yves Gosselin ont été fréquemment reconnus. Depuis 1985, il a reçu de nombreux prix et mérites professionnels, dont le Prix Vétérinaire Gaines de l’Association canadienne des médecins vétérinaires (ACMV), le prix Damase-Généreux de l’AMVQ, le Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) ou le Prix 2011 de l’Institut canadien de la santé animale (ICSA).

Homme de tête et de cœur, il est toujours aussi passionné par sa profession. Il demeurera un bâtisseur et un homme d’équipe. Il continuera à repousser les frontières et à faire grandir la profession et la médecine vétérinaire au Québec.

Dr Yves Gosselin, m.v.

Dr Yvon Couture, m.v.

Lorsqu’on rencontre le Dr Yvon Couture pour la première fois, on constate rapidement sa passion pour la médecine vétérinaire. Homme de peu de mots, mais qui sans détour vous donne l’heure juste, le Dr Couture exprime clairement les raisons qui l’ont amené à la Faculté de médecine vétérinaire en 1976. « J’aimais le fait d’être en contact avec les étudiants, de les guider dans leur démarche clinique, a-t-il dit. En fait, ce sont de grands moments que j’ai connus, ces contacts privilégiés avec des jeunes. »

Né à Moe’s River, un village près de Compton dans les Cantons-de-l’Est, en 1940, le Dr Couture a côtoyé de près les grands animaux puisque ses parents géraient une ferme laitière. Toutefois, l’intérêt pour la médecine vétérinaire apparaîtra plusieurs années plus tard, alors qu’un professionnel en orientation lui en parle. « C’est à l’école secondaire que j’ai effectivement envisagé cette profession! relate le Dr Couture. Je me suis donc inscrit en médecine vétérinaire en 1961. À l’époque, le cours était d’une durée de quatre ans, mais il fallait faire une année dite prévétérinaire. Dès que j’ai mis le pied à l’université, je savais que j’irais dans le secteur des grands animaux. »

À la fin de ses études, le Dr Couture travaille quelques mois pour la société Blue Bonnets, puis il se joint à la clinique vétérinaire de Coaticook. Pendant près de quatre ans, il prodigue des soins et donne des conseils aux producteurs de bovins. Au cours de ses tournées, ses deux filles l’accompagnent régulièrement. « J’aimais bien travailler à la campagne et être en relation avec les producteurs, explique-t-il. J’étais à l’aise avec eux et nous avions une très bonne relation. Ayant gardé contact avec des amis qui avaient fait des études supérieures en biologie à l’Université de Sherbrooke, j’ai ensuite décidé de m’inscrire dans un programme de recherche de cette université. »

En 1976, il reçoit un appel de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal qui changera le cours des choses. On lui offre un poste en enseignement dans le secteur bovin. Il saute sur l’occasion et, pendant 27 ans, il aura l’occasion de transmettre aux étudiants sa passion pour la médecine vétérinaire. C’est en janvier 2006 qu’il prendra sa retraite comme professeur.

Dr Yvon Couture Définitivement? Pas tout à fait… Le Dr Couture travaille toujours sur des projets de recherche avec les producteurs de bovins destinés à la boucherie, en collaboration avec des professeurs de la Faculté. Homme de coeur, le Dr Yvon Couture avoue que ce ne fut pas facile de quitter le côté clinique de son travail à la Faculté. « J’ai terminé à la clinique en août 2005 et ça m’a pris six mois avant d’être capable d’y retourner, dit le Dr Couture. Je trouvais cela trop difficile. Ce que j’aimais le plus, c’était de répondre aux producteurs, aux étudiants et aussi aux médecins vétérinaires. C’était mon travail et je tenais à le faire le mieux possible. »

Outre une carrière universitaire bien remplie qui l’a amené, entre autres, à occuper le poste de vice-doyen aux affaires cliniques de 1989 à 1997, le Dr Couture a aussi pris une part active au comité exécutif de l’Ordre et au comité d’inspection professionnelle dans les années 1980. De plus, le Dr Couture a accepté à plusieurs reprises d’être conférencier aux congrès des associations et de l’Ordre.

Au-delà de la carrière, il y avait la famille et chaque moment libre lui était consacré. Entre 1976 et 2004, le Dr Yvon Couture s’occupera même d’une plantation de conifères avec son épouse, ses filles et un de ses frères. « Dès que nous avions des congés, on partait sur cette terre située à quelques kilomètres de la maison où j’ai passé mon enfance, raconte le Dr Couture. On a dû planter au moins 40 000 conifères au cours des années! C’était un endroit où on pouvait passer du temps en toute tranquillité. »

De son propre aveu, le Dr Yvon Couture dit spontanément qu’il ne s’attendait pas à recevoir la médaille de saint Éloi. « Un honneur, lance-t-il, que je reçois bien humblement, mais que je n’aurais jamais reçu sans l’appui de ma famille et de mes collègues. » Vêtu tout de bleu, le Dr Yvon Couture semble être toujours prêt à agir comme un praticien, un médecin vétérinaire prêt à prodiguer des soins aux animaux.

Finalement, la passion de la médecine vétérinaire lui colle toujours à la peau et rien n’indique qu’elle s’amenuisera avec le temps.

Dr Yvon Couture, m.v.

Dr Marcel Marcoux, m.v.

Émérite médecin vétérinaire en pratique équine, spécialiste en chirurgie, le Dr Marcel Marcoux a reçu la plus haute distinction de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec en 2009. Un hommage bien mérité pour cet homme de passion.

La première grande passion du Dr Marcel Marcoux fut sans l'ombre d'un doute la médecine vétérinaire. « J'ai toujours eu l'impression que je voulais être médecin vétérinaire, dit le Dr Marcoux en entrevue pour le Veterinarius. Dans notre famille, nous avons été toujours très proches des chevaux. Mon père s'est intéressé à la course de chevaux et j'en ai d'ailleurs conduit en course pour lui pendant 5 ans au cours de mes études en médecine vétérinaire. Ce sont des souvenirs impérissables! »

Au moment où le Dr Marcoux entre à la Faculté de médecine vétérinaire, le secteur des équins est loin d'être développé et il ne regroupe qu'une poignée d'étudiants. 
Après ses études, le Dr Marcel Marcoux pratiquera deux mois avant de recevoir un coup de téléphone qui changera le cours de son existence. « Le Dr René Pelletier m'a demandé de venir à la Faculté pour développer le secteur équin, raconte-t-il. J'ai accepté même si je n'avais aucune expérience du milieu académique. Je me suis retrouvé soudainement coiffé des titres de tous les « istes » (anesthésiste, radiologiste, interniste, etc) en même temps! Puis, les Drs André Vrins et Diane Blais sont venus se greffer à l'équipe. Nous voulions développer une école de premier plan. Notre enthousiasme compensait pour beaucoup devant les déficiences. »


Pendant 40 ans, le Dr Marcel Marcoux et son équipe travailleront d'arrache-pied pour donner ses lettres de noblesse à l'école de médecine vétérinaire équine. Aujourd'hui, ils peuvent dire « mission accomplie » puisque l'ensemble des secteurs du CHUV jouit d'une excellente réputation à l'échelle internationale. Mais le chemin parcouru ne fut pas des plus faciles. « Nous n'avions même pas de box de réveil pour les chevaux, relate Dr Marcoux qui prenait sa retraite en juillet 2009. Pour faire une chirurgie avec anesthésie générale, c'était toujours un branle-bas de combat avec une issue incertaine. Je pense que la spécialisation de la médecine vétérinaire et le développement technologique lié à l'imagerie médicale ont été les deux plus grandes révolutions qui ont fait évoluer notre façon de faire.» Pour développer le secteur des équins, encore fallait-il une clientèle. Marcel Marcoux et son équipe n'hésitent donc pas à innover en organisant des conférences pour les entraîneurs de chevaux. Ces conférences nommées « Des chevaux et des hommes » réussissent à attirer pas moins de 1500 personnes... et la clientèle suit. En plus de s'atteler à la tâche de développer un secteur équin à la Faculté, le Dr Marcel Marcoux s'implique activement dans le milieu des médecins vétérinaires équins, notamment, à titre de président de l'AVEQ (association des vétérinaires équins du Québec) pendant plusieurs années. Il ira aussi enseigner en Europe, notamment à l'école vétérinaire d'Alfort en France, à maintes reprises et créera des alliances avec les écoles françaises.

Dr Marcel Marcoux, m.v.

Fonceur, le Dr Marcel Marcoux avoue qu'il s'est fait passablement insistant auprès de ses supérieurs. « Au départ, ce n'était pas facile, soutient-il. On prenait de la place, on voulait des équipements et un budget... Moi, je voulais que ça bouge! Le doyen de l'époque, le Dr Éphrem Jacques nous a appuyés. Nous avons créé de belles choses, entre autres, l'urgentologie.» Au cours de l'entrevue, le Dr Marcoux mentionne aussi que la féminisation de la profession demeure un des plus percutants changements. « Dès le départ, le secteur des équins a ouvert les portes toutes grandes aux femmes, rappelle le Dr Marcel Marcoux, un adepte de la moto trial qui, à l'occasion, n'hésite pas encore aujourd'hui à enfourcher sa moto pour faire des randonnées en forêt.

L'arrivée des femmes en médecine vétérinaire a aidé à changer des choses, notamment, la qualité des soins aux patients.» Au moment de sa graduation en 1969, Marcel Marcoux explique que les femmes inscrites à la Faculté représentaient environ 16 % des effectifs.

Être de passion, le Dr Marcoux a trouvé un exutoire au stress grâce à la moto. Aujourd'hui, la pêche, le vélo et la raquette demeurent les activités de loisir particulièrement prisées par ce dernier... Quoique, maintenant à la retraite, le Dr Marcoux caresse le rêve de développer sa technique de lancer à la mouche!
Pour ses pairs, le Dr Marcel Marcoux est « Monsieur Équin » au Québec. Un titre que le principal intéressé se dit touché d'entendre, non sans faire valoir que le travail d'équipe aura permis plus que tout le rayonnement du secteur équin.

Dr Marcel Marcoux, m.v.

Dr Luc Breton, m.v.

Considéré à juste titre par ses pairs comme le « père » de la radiologie en médecine vétérinaire, le Dr Luc Breton est le lauréat de la médaille de saint Éloi 2008 pour l’ensemble de ses réalisations en carrière. Et c’est alors avec humilité qu’il a accepté cet hommage. 

Né à Warwick, dans la région des Bois-Francs, en 1950, le Dr Breton a découvert la médecine vétérinaire presque par hasard. La biologie et l’écologie l’attiraient davantage. Après une année d’études à l’Université Laval, il a constaté qu’il ne souhaitait pas continuer son cheminement dans ces domaines. Il s’est donc tourné vers la médecine vétérinaire. En 1970, Luc Breton entre donc à la Faculté de médecine vétérinaire... pour ne plus en sortir!

Vers la fin de ses études, la Faculté lui offre d’aller étudier en radiologie à Guelph pendant deux ans avec l’assurance qu’il aura un poste de professeur adjoint à son retour. À l’époque, la radiologie en était à ses balbutiements. Il accepte donc cette offre et revient à la Faculté en 1976. Pendant une vingtaine d’années, il est le seul à enseigner la radiologie. Ensuite, avec l’émergence de l’échographie, il retourne aux études, en prenant une année sabbatique, pour actualiser ses connaissances.

Le Dr Breton enseignera pendant 30 ans avant de prendre sa retraite en 2006 à l’âge de 56 ans. Au cours de toutes ces années, Luc Breton n’a cessé de s’engager au sein de sa profession. Il a œuvré dans divers organismes, dont l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, l’Académie de médecine vétérinaire du Québec et l’Hôpital d’enseignement de la Faculté. Il a d’ailleurs occupé le poste de chef de secteur à l’Hôpital des animaux de compagnie pendant huit ans. Son impressionnante feuille de route indique aussi qu’il a été, pendant trois ans, l’éditeur associé à la Revue vétérinaire canadienne, de 1983 à 1986, et professeur invité à l’École vétérinaire de Belgique, de 1990 à 1995, ainsi qu’à l’Atlantic Veterinary College, à l’Île-du-Prince-Édouard, à la fin des années 1990.

Outre 87 conférences à son actif, le Dr Luc Breton compte pas moins de 107 articles scientifiques publiés dans 13 différentes revues de médecine vétérinaire. Un palmarès impressionnant.

Pendant 30 ans, le Dr Luc Breton était aux premières loges pour constater le développement scientifique qui a marqué la radiologie. Les technologies se sont succédé à un rythme effréné. Le Dr Breton se dit particulièrement fier de l’hôpital de la Faculté de médecine vétérinaire « maintenant un des mieux équipés au monde en imagerie! » et très heureux de voir le nouveau service d’imagerie « entre les mains de jeunes radiologistes de très haut calibre. »

Maintenant à la retraite, c’est à Warwick, le petit village où il a passé son enfance, qu’il est revenu s’établir. Quant à la médecine vétérinaire, elle garde une place de choix pour cet être passionné qui estime que de maintenir un équilibre entre le travail, la famille et les loisirs s’avère le meilleur gage de succès. 

Dr Luc Breton, m.v.

Dr Richard Bérubé, m.v.

En 2007, le Dr Richard Bérubé recevait la plus haute distinction décernée par l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, la médaille de saint Éloi, pour son implication et sa longue carrière dans la médecine vétérinaire.

En effet, à compter des années 60, le Dr Bérubé, médecin vétérinaire du secteur bovin, a fait figure de pionnier dans son domaine, sur la Rive-Sud de Québec. Ses qualités professionnelles, son amour pour la profession, sa grande disponibilité, son dévouement et son respect envers ses collègues ont fait de lui un praticien reconnu par ses pairs tout au long de sa prodigieuse carrière longue de 38 ans.

Attiré par la médecine des animaux à la fin des années 50, le jeune Richard Bérubé, à l’inverse de bien des médecins vétérinaires, « n’a pas choisi la médecine vétérinaire pour l’amour des animaux », bien qu’il va sans dire qu’il les affectionne particulièrement. Le style de vie du médecin vétérinaire, se promenant de ferme en ferme afin de faire des visites à domicile, était ce qui le séduisait dans la pratique de la médecine vétérinaire puisqu’il pouvait développer une relation privilégiée avec ses clients. Le Dr Bérubé, établi à Bellechasse, à 35 km de Lévis, sur la Rive-Sud de Québec, a dû travailler fort afin de faire sa place dans le milieu fermier de l’époque, période où l’on avait souvent recours aux charlatans. Souvent qualifié de « pompier » parce qu’il répondait fréquemment à des appels d’urgence, le Dr Bérubé s’est forgé une enviable réputation grâce à son excellent service et à sa « belle façon ». En effet, c’est en mettant ses clients en confiance, en étant extrêmement disponible (il s’est même procuré un radiotéléphone, une mesure assez révolutionnaire pour l’époque) et en travaillant de 18 à 20 heures par jour en période de vêlage que l’expertise de Dr Bérubé est devenue de plus en plus demandée, le poussant, après 10 ans de travail en solo, à prendre ses premiers associés, en 1972. À partir de cette période, l’équipe du Dr Bérubé est passée d’un praticien à huit en autant d’années.

Enfin, en 2011, dans le cadre du Congrès du 125e anniversaire qui s’est déroulé sous le thème « Une histoire riche, une médecine », l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec et le comité organisateur ont rendu hommage une fois encore au Dr Bérubé, qui s’est vu remettre le Prix Victor T. Daubigny par la Société de conservation du patrimoine vétérinaire québécois. 

Dr Richard Bérubé, m.v.

Dr Robert Patenaude, m.v.

En 2006, l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec a eu l’honneur de remettre la médaille de saint Éloi au Dr Robert Patenaude pour l’envergure de son travail de pionnier en médecine vétérinaire zoologique.

Au cours de ses 35 ans de carrière, le Dr Patenaude a eu la chance de travailler dans un secteur assez unique de la profession : la médecine vétérinaire zoologique. Originaire d’Alberta, le jeune Robert Patenaude se voyait prédestiné à faire de la pratique équine lors de son retour à Calgary après ses études. Par pur hasard, il s’est vu offrir un emploi étudiant au Jardin zoologique de Québec après la deuxième année de son doctorat. À cette époque, Dr Patenaude était fort intéressé par l’anesthésie, mais bien peu de perspectives d’emploi s’offraient à lui en 1972. Le directeur du Jardin zoologique de Québec lui a alors fait savoir qu’une possibilité de carrière pouvait être envisageable au Jardin zoologique.

De 1980 à 1995, la carrière de Dr Patenaude au Jardin zoologique de Québec était en constant mouvement. Du côté de la faune, c’était la période des gros travaux d’accumulation de données de base. Il y faisait beaucoup de terrain et beaucoup d’anesthésies. La majorité des produits anesthésiants utilisés aujourd’hui étaient en développement et il a eu la chance de faire l’usage expérimental de produits qui n’étaient pas encore homologués.

Pendant sa longue carrière, Dr Robert Patenaude aura été le mentor de plusieurs jeunes médecins vétérinaires qui ont poursuivi en médecine zoologique par la suite.

Bien que le Jardin zoologique de Québec soit aujourd’hui fermé, l’obtention de la médaille de saint Éloi prouve que la médecine zoologique demeure importante. Si les jardins zoologiques sont devenus aujourd’hui des centres de conservation et de recherche qui permettent à plusieurs espèces d’animaux de bénéficier de meilleures chances de survie, c’est d’abord et avant tout grâce aux médecins vétérinaires qui œuvrent en zoologie et qui sont, d’après le Dr Patenaude « des sommités dans leur domaine […] et des personnes exceptionnelles. » 

Dr Michel Morin, m.v.

Dr Gilbert Hallé, m.v.

Dr Robert Higgins, m.v.

Dr Paul Cusson, m.v.

Dr Serge Dea, m.v.

À titre posthume

Dr Norbert H. Bonneau, m.v.

Dr Daniel Bousquet, m.v.

Dr Pierre Lamothe, m.v.

Dr Raymond S. Roy, m.v.

Dr Gaston Roy, m.v.

Dr Benjamin Simard, m.v.

Dr Joseph-Édouard Roy, m.v.

Dr Patrick Guay, m.v.

Dr Paul Desrosiers, m.v.

Dr Clément Trudeau, m.v.

Dr René Dubuc, m.v.

Dr Louis Bernard, m.v.

Dr Albert Paris, m.v.

Dr Jean Piérard, m.v.

Dr Camille Julien, m.v.

Dr Joseph Blanchet, m.v.

Dr Jean-Baptiste Phaneuf, m.v.

Dr André Saucier, m.v.

Dr Henri-Paul Girouard, m.v.

Dr Olivier Garon, m.v.

Dr Jean Flipo, m.v.

Dr Paul Marois, m.v.

Dr Joseph Dufresne, m.v.

Dr Guy Cousineau, m.v.

Dr Martin Trépanier, m.v.

Dr René Pelletier, m.v.

Dr Roland Filion, m.v.

Dr Didier Dufour, m.v.

Dr J.-Désiré Nadeau, m.v.

Dr Marc L’Heureux, m.v.

Dr Éphrem Jacques, m.v.

Dr Philippe Demers, m.v.

Dr Jean-Marie Dionne, m.v.

Dr Paul Boulanger, m.v.

Dr L. Smith, m.v.

Dr L. Choquette, m.v.

Dr Maurice Panisset, m.v.

Dr Paul Genest, m.v.

Dr G. Théobald Labelle, m.v.

Dr Gustave Labelle, m.v.

Dr T.W.M. Cameron, m.v.

Dr Charles A. Mitchell, m.v.

Dr Schofield, m.v.

Dr Maxime Veilleux, m.v.

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