La profession

L’Ordre du mérite vétérinaire

L’Ordre du mérite vétérinaire est une distinction décernée par l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec à un médecin vétérinaire retraité ou à un membre senior dont la carrière a été empreinte d’un dévouement exemplaire et de professionnalisme.

Les réalisations du lauréat doivent avoir été exceptionnelles et avoir contribué de façon significative à la profession et à la communauté.

Date limite pour déposer une candidature : 15 mai 2019

 

Lauréats

Dr Gilles Lepage, D.M.V. retraité

L’Ordre des médecins vétérinaires est fier de remettre l'Ordre du mérite vétérinaire 2017 au Dr Gilles Lepage pour l’ensemble des actions accomplies durant sa formidable carrière.

Le Dr Gilles Lepage est né en 1942. Cinquième enfant d’une famille de dix, le Dr Lepage est un enfant doué, mais quelque peu turbulent. Passant d’une école à l’autre, on lui destine tout de même une carrière de prêtrise. Malgré ses nombreux changements d’institution, il termine sa 12e année en raflant la médaille du lieutenant-gouverneur décernée à l’étudiant qui obtient la plus haute moyenne aux examens de fin d’année.

En 1959, le Dr Lepage s’inscrit à l’École Polytechnique de Montréal où il fait la rencontre, par hasard, du Dr Jacques St-Georges, secrétaire de l’École de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, aujourd’hui devenue la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Cette rencontre est déterminante dans l’orientation de carrière de Dr Gilles Lepage qui quitte la Polytechnique pour faire sa médecine vétérinaire. Il obtient son diplôme en 1965.

Véritable touche-à-tout, le Dr Lepage se fait embaucher à Agriculture Canada pour sillonner la région du Bas-Saint-Laurent pour le contrôle des maladies contagieuses, comme la brucellose et la tuberculose. Après deux ans, il se dirige vers le domaine des grands animaux, où il offrira ses services à la population de Rimouski jusqu’en 1972, année au cours de laquelle il achètera une clinique vétérinaire pour petits animaux à Saint-Lambert, en Montérégie. Il y pratiquera pendant 30 ans. Marié à Lorraine, sa compagne de vie depuis 52 ans, père de trois filles et grand-père de 10 petits-enfants, Dr Gilles Lepage aime profondément sa famille, tout autant que la médecine vétérinaire.

Visionnaire, le Dr Lepage se questionne très tôt sur la forme que peuvent prendre les établissements de médecine vétérinaire dans le futur et sur les différents soins que les propriétaires pourraient nécessiter. Bien conscient que le rassemblement des forces de chacun est bénéfique dans l’offre de soins vétérinaires, le Dr Lepage rêve déjà, dès les années 90, d’un regroupement de médecins vétérinaires spécialistes au service des patients à poils et à plumes. En 1990, lors d’un congrès, il expose sa vision d’un hôpital vétérinaire où tous les intervenants collaboreraient pour le bien-être des animaux. Grâce à cette idée avant-gardiste et à son côté rassembleur, le Dr Gilles Lepage fonde, en 1993, en compagnie de collègues médecins vétérinaires, le Centre vétérinaire DMV dont l’objectif est de fournir une gamme étendue de soins et de services d’urgence, dans un centre ouvert 24 h sur 24, 365 jours par année. Aujourd’hui, la réputation du Centre vétérinaire DMV auprès de la population n’est plus à faire et ce regroupement compte maintenant trois centres dans la grande région de Montréal.

Dr Gilles Lepage a toujours misé sur le travail d’équipe et la collaboration de tous et il a été tout naturel pour lui de se joindre à la Société de conservation du patrimoine vétérinaire québécois (SCPVQ) lors de sa retraite bien méritée. Toujours à l’écoute des autres, le Dr Lepage notait, dès ses premières participations aux réunions de la SCPVQ, que les médecins vétérinaires manifestaient souvent leur déception de ne plus être impliqués dans la profession une fois à la retraite. Tout comme lui, les médecins vétérinaires retraités avaient le sentiment que l’amour de la profession ne disparaissait pas une fois la retraite arrivée. À l’initiative du Dr Gilles Lepage, un comité distinct de la Société de conservation du patrimoine vétérinaire québécois a donc été mis sur pied pour collaborer avec l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec dans le but de créer un regroupement de médecins vétérinaires retraités. Le ReVeR, le Regroupement des médecins vétérinaires retraités du Québec, a donc vu le jour en mai 2012. Plus de 5 ans plus tard, c’est environ 900 médecins vétérinaires retraités ou en voie de l’être que compte le ReVeR, une réussite attribuable à Dr Gilles Lepage et à son désir de garder le contact entre les médecins vétérinaires inscrits au tableau de l’Ordre et ceux à la retraite.

Les efforts et les initiatives du Dr Gilles Lepage ont été récompensés une première fois, en 2015, lorsque la Société de conservation du patrimoine vétérinaire québécois lui remet le Prix Victor-Théodule Daubigny, mettant de l’avant son apport au rehaussement du prestige de la médecine vétérinaire québécoise au cours de sa carrière. L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec emboite maintenant le pas en lui remettant l’Ordre du mérite vétérinaire afin de souligner ses initiatives et ses actions d’envergure réalisées afin de tisser des liens entre toutes les générations de médecins vétérinaires. Gageons que l’adage préféré du Dr Lepage est sans aucun doute : l’union fait la force! Toute la profession s’unit donc pour lui rendre un chaleureux hommage!

Dr Gilles Demers, m.v., M. Sc. (1950-2016)

C’est le 10 août 2016, à l’âge de 66 ans, que le Dr Gilles Demers s’est éteint, laissant dans le deuil sa famille et ses proches, mais aussi de nombreux médecins vétérinaires qui le voyaient comme un mentor. Tout au long de sa carrière, le Dr Demers a défendu l’adoption et l’application d’un cadre éthique entourant l’utilisation des animaux pour les recherches scientifiques et médicales. Il a ainsi pavé la voie pour toute une génération de médecins vétérinaires souhaitant œuvrer dans le domaine des animaux de laboratoire. L’Ordre rend hommage à cet homme de cœur, récipiendaire de l’Ordre du mérite vétérinaire 2016 à titre posthume.

Le Dr Demers a gradué de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal en 1974. Dès lors, il a été recruté par la Faculté comme clinicien et enseignant, tout d’abord à l’hôpital des grands animaux (1974-1975), puis à l’hôpital des petits animaux (1975-1977). Il s’établit par la suite en pratique privée des petits animaux en fondant l’Hôpital vétérinaire de Beloeil grâce à la vision de sa femme qui en dessine les plans. Au-delà de la fondation de cette clinique, cette union heureuse le gratifiera de deux filles et durera 39 ans, soit jusqu’à son décès.

En 1986, il prend un tout autre virage et fonde une firme de consultants, Vetconsult. À titre de président, il coordonne des projets spéciaux au Canada et à l’étranger tels que la mise sur pied d’un laboratoire de santé animale et d’une station de quarantaine.

 

Un chapitre marquant

En 1993, il entreprend un nouveau chapitre de sa carrière en devenant le premier directeur francophone des évaluations au sein du Conseil canadien de protection des animaux (CCPA). Le CCPA est un organisme indépendant et autonome qui encadre l’utilisation éthique des animaux en science au Canada. Durant 22 ans, le Dr Demers a guidé des équipes de médecins vétérinaires et de chercheurs dans l’évaluation des quelque 200 institutions canadiennes participant au programme du CCPA (universités, collèges, compagnies pharmaceutiques et biotechnologiques, laboratoires privés et gouvernementaux utilisant des animaux en recherche, en enseignement ou dans des tests). Il a assuré le respect et l’avancement des normes encadrant le bien-être animal. Il a collaboré au développement de lignes directrices sur des problèmes émergeant associés à l’utilisation des animaux. Ce faisant, il a changé complètement l’approche des évaluations, passant d’un inspectorat rigide et à sens unique, à une approche collégiale, en accompagnant les institutions vers une amélioration constante de leur programme de soin et d’utilisation des animaux.

 

Vers la fin des années 1990, grâce à l’innovation et à la détermination du Dr Demers, le CCPA apporte un changement crucial au Programme des évaluations avec la création du certificat de Bonnes pratiques animales. Le certificat est attribué aux institutions qui obtiennent un statut de conformité. La création de ce certificat a permis au Canada d’avoir un symbole facilement reconnaissable pour les programmes de soin et d’utilisation des animaux qui respectent les normes nationales. Ce certificat est largement utilisé par les organismes scientifiques et réglementaires, de même que par les organisations qui désirent s’assurer que l’institution avec laquelle ils projettent de collaborer respecte les normes nationales.

 

Une carrière internationale

 

En parallèle de ce pan important de sa vie, le Dr Demers s’est impliqué bénévolement au sein de l’International Council for Laboratory Animal Science (ICLAS), une organisation internationale scientifique des Nations Unies (UNESCO) dédiée à l’avancement de la santé humaine et animale par la promotion des soins et d’une utilisation éthique des animaux en recherche à travers le monde, mais particulièrement dans les pays en voie de développement. En 1999, il devient secrétaire général, puis il est élu président de l’ICLAS. Son implication le mènera à travers le monde, tissant des liens entre l’Amérique du Nord, l’Europe et les économies émergentes d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie.

 

Les honneurs et la retraite

En 2008, il recevra le prestigieux «Charles River Award » de l'Association canadienne de la médecine des animaux de laboratoire en reconnaissance de sa carrière et de ses réalisations pour la promotion de la médecine et du bien-être des animaux de laboratoire. Cette même année, il est nommé professeur honorifique de l’Académie Chinoise des Sciences Médicales de l’Union des Collèges de Médecine de Pékin. L’ICLAS en fera un membre honorifique en 2012.

Après une carrière bien remplie, le Dr Demers prend sa retraite en mars 2015. Afin de faire une différence, il a choisi avec courage et persévérance d’exercer une influence au plan national et international pour des effets globaux et durables. Il a mené dignement la profession vétérinaire au-delà des conventions et des frontières. Son parcours tout à fait exceptionnel et sa carrière riche en expériences hors du commun en font un candidat tout désigné pour recevoir l’Ordre du mérite vétérinaire.

Légende photo

Dr Jim Gourdon, m.v., Mme Gaëtane Bienvenu, veuve du Dr Demers et Dr Joël Bergeron, m.v., président de l'Ordre.

Dr Alain Villeneuve, m.v., M. Sc., Ph. D.

C’est avec une grande fierté et beaucoup de reconnaissance que l’Ordre a décerné, le 5 février dernier, lors de la Cérémonie annuelle de remise des prix et bourses de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, l’Ordre du mérite vétérinaire au Dr Alain Villeneuve pour sa contribution significative à la profession et à la communauté tout au long de sa carrière.

Acteur marquant de la Faculté de médecine vétérinaire, Dr Villeneuve y aura passé plus de 40 ans à titre d’étudiant et, par la suite, de professeur. En effet, après avoir obtenu un diplôme en biologie en 1974, Alain Villeneuve a entrepris le programme de doctorat en médecine vétérinaire duquel il a gradué en 1978. En 1982 et 1990, il termine une maitrise et un doctorat en parasitologie à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal où il a travaillé ensuite comme chargé de cours pratiques. Il a gravi les échelons un à un, occupant chronologiquement les postes d’adjoint au personnel enseignant, de chargé de cours, de chargé de formation pratique, de chargé d’enseignement et de professeur adjoint, pour finalement occuper un poste de professeur agrégé en 1995, et ce, jusqu’au moment de sa retraite.

Dr Villeneuve a eu une carrière professionnelle exemplaire, marquée par le dévouement auprès de ses collègues et de sa clientèle, autant médecins vétérinaires, techniciens, éleveurs qu’étudiants. D’une grande disponibilité, il a toujours partagé ses connaissances avec ferveur et était toujours prêt à aider, dépanner ou renseigner un collègue, un client ou un étudiant sur le meilleur traitement disponible ou sur le cycle de vie des parasites. Reconnu également pour sa bonne humeur, Dr Villeneuve donnait son temps sans compter pour faire reconnaitre et promouvoir l’importance de la parasitologie en médecine vétérinaire, contribuant du même coup au développement, à l’amélioration et à l’accès à de nombreuses techniques diagnostiques en parasitologie.

Alain Villeneuve s’est également grandement impliqué dans plusieurs comités professionnels, tant dans le milieu universitaire que dans le milieu secondaire, où il a participé bénévolement à un programme de mentorat pour les étudiants, contribuant de façon exceptionnelle au rayonnement de la profession. Comptant plus de 86 participations à des événements à titre de conférencier, auteur de plus de 40 articles scientifiques, guides pratiques, rapports de statistiques et créateur de matériel didactique, Dr Villeneuve a été aussi directeur et codirecteur de plus de 30 projets de maitrise et de thèses, en plus de siéger au sein de jurys universitaires pour des finissants. Il a aussi été membre actif de plusieurs associations, notamment l’Association des médecins vétérinaires en santé publique du Québec, l’Association Canadienne des vétérinaires et l’Association pour l’Avancement de la Parasitologie Vétérinaire, pour ne nommer que celles-là.

Durant toutes ces années, Dr Villeneuve a aussi compilé manuellement les résultats d’analyses coproscopiques d’animaux de compagnie et de grands animaux afin de dresser des rapports annuels qu’il rendait disponibles sur le site Web de la Faculté. Il procédait également à l’identification des endroits à risques zoonotiques, en effectuant gratuitement des analyses coproscopiques de ratons laveurs et de moufettes pour différents parcs nationaux.

En donnant son temps et son énergie, il a contribué de façon soutenue et dynamique à la croissance du laboratoire de parasitologie de la Faculté de médecine, particulièrement, et à la médecine vétérinaire en général. Il a su communiquer ses compétences avec passion et enthousiasme, favorisant ainsi la diffusion des connaissances vétérinaires. Dans son enseignement, il a également toujours mis de l’avant la nécessité d’identifier les parasites tout autant que les bases de la recherche en parasitologie, les méthodes de travail utilisées en laboratoire et l’obligation de connaître les traitements. Son implication à tous les niveaux fait de lui un médecin vétérinaire professionnel et dévoué.

Dr Joseph Bélanger, m.v.

Le Dr Bélanger obtient son doctorat en médecine vétérinaire à l’Université de Montréal en 1963.

Jeune diplômé, il s’établit à Plessisville et commence sa pratique dans le secteur des grands animaux. Il travaille seul pendant une dizaine d’années avant de s’associer — il faisait alors partie des premiers médecins vétérinaires du Québec à favoriser le regroupement de médecins vétérinaires praticiens. Bien déterminé à contribuer à la croissance de la productivité des éleveurs québécois en réduisant les pertes causées par la maladie dans les troupeaux laitiers du Québec, le Dr Bélanger milite pour le regroupement et le partage de connaissances.

De son action est née l’Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec (AMVPQ) en 1969, qu’il préside jusqu’en 1975.

Il poursuit ses actions et ses interventions afin de mettre sur pied un programme favorisant une meilleure utilisation des ressources agricoles et une réduction des pertes. C’est ainsi qu’en 1971, le gouvernement crée le programme de l’assurance-santé animale contributoire (ASAC), dont le Dr Bélanger est le signataire au nom de l’AMVPQ.

Ce programme novateur unique au monde modifie la médecine vétérinaire en milieu rural. Chaque ferme peut recevoir un service vétérinaire à un prix abordable, peu importe la région. Ainsi, une meilleure utilisation des services et des médicaments vétérinaires permet de garantir aux consommateurs des aliments d’origine animale de qualité.

L’année suivant la création du programme de l’ASAC, le Dr Joseph Bélanger signe la création du Centre de distribution des médicaments vétérinaires (CDMV). Les objectifs du centre étaient l’emploi rationnel des médicaments vétérinaires, l’usage contrôlé des médicaments pour la protection de la santé publique de même que la réduction et l’uniformité du prix des médicaments pour l’ensemble des producteurs québécois.

L’engagement professionnel du Dr Bélanger se poursuit pendant de nombreuses années. Il est notamment délégué de l’AMVPQ de 1975 à 1977 pour la région 03 et siège au conseil d’administration de l’OMVQ de 1975 à 1979, où il joue un rôle important dans les dossiers relatifs à la formation continue et à l’utilisation judicieuse des médicaments. De 1978 à 1981, il siège au comité d’inspection professionnelle de l’Ordre et agit à titre d’inspecteur pour le secteur des grands animaux. Par la suite, de 1980 à 1985, il siège au comité d’admission à la pratique vétérinaire. En 1988, il fonde la Clinique vétérinaire de l’Érable et y travaillera jusqu’à sa retraite en 2000.

La carrière du Dr Bélanger est marquée par le dévouement auprès de ses pairs, des producteurs, de sa communauté, de ses collègues et de sa famille. À son engagement professionnel exemplaire se greffe un engagement social aussi riche. En effet, il a été membre du Club Richelieu de Plessisville pendant plus de 25 ans, qu’il a présidé pendant trois ans, membre du conseil d’administration du Foyer des Bois-Francs à Plessisville pendant deux ans, membre de celui du Club de ski Apic, qu’il a présidé de 1980 à 1985, et enfin président, puis secrétaire du Domaine Baribeau de Lévis.

La profession et les collègues du Dr Bélanger l’ont honoré à plusieurs reprises, soulignant sa contribution remarquable à leur essor. L’AMVPQ l’a reconnu en 1980 et 1987 en lui remettant une distinction pour son dévouement, son leadership dans la création de l’Association et son soutien aux agriculteurs du Québec. De son côté, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a honoré le Dr Bélanger en lui décernant le prix Centaure Chiron en 1991 pour les services rendus à la classe agricole comme vétérinaire praticien.

Le Dr Joseph Bélanger est un homme d’exception. Tout au long de sa fructueuse carrière, il a contribué de façon remarquable à l’amélioration de la santé des troupeaux au Québec et à l’instauration de structures, organismes et programmes assurant l’accessibilité à des soins de qualité pour tous les producteurs du Québec.

Homme dynamique et visionnaire, il a fait preuve d’un dévouement exemplaire en soutenant constamment la collectivité. Il a marqué ses collègues de travail par son éthique professionnelle, sa franchise et sa volonté de vouloir transmettre ses connaissances et son expérience aux générations qui lui succèdent. Il a marqué sa famille par sa présence malgré ses multiples occupations et par ses valeurs humaines.

Dr Joseph Bélanger, m.v.

Dr Armand Tremblay, m.v.

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