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Encadrement des chiens : un projet de loi incomplet selon  l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec

Encadrement des chiens : un projet de loi incomplet selon l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec

L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec s’est prononcé lors des consultations publiques sur le projet de loi 128 cet après-midi et a lancé un message très clair lors de son audience : le projet de loi 128 est incomplet puisqu’il ne comporte aucune disposition visant la population et les propriétaires d’animaux.

La présidente de l’Ordre, Dre Caroline Kilsdonk, a présenté les préoccupations de l’organisation « Tout plan d’actions qui exclut de la solution les propriétaires de chiens, et la population dans son ensemble, est voué à l’échec. Il faut aussi penser à l’éducation et à la sensibilisation, car les mesures d’encadrement des chiens ne permettront pas, à elles seules, d’assurer la protection des personnes contre les blessures graves ou même le décès. »   

Dans son exposé, l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec a rappelé les différents facteurs qui peuvent augmenter les risques qu’un animal passe en mode agression, notamment, le niveau de réactivité de l’animal, la maladie physique ou mentale, les traits individuels de l’animal, le choix des méthodes d’éducation, l’agressivité du propriétaire, le déni des propriétaires canins devant les signes d’agressivité de leur animal, la méconnaissance du langage canin au sein de la population et la négligence ou la maltraitance animale. « Bien que ces facteurs soient fort différents, plusieurs d’entre eux sont liés au rapport humain-animal, si l’on veut minimiser les risques d’agressions, il faut agir sur les deux côtés de la médaille », renchérit la présidente de l’Ordre.

L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec soutient que la mise en œuvre des trois mesures suivantes est nécessaire si la société québécoise souhaite concrètement, et à long terme, rehausser la sécurité publique en matière d’agressions canines :

  • La mise en place de mesures permettant un meilleur contrôle et une meilleure surveillance des élevages et de la vente de chiens;
  • La création d’un registre national des animaux de compagnie, et surtout;
  • Le déploiement d’une vaste campagne de sensibilisation et d’éducation auprès du public.

Pour obtenir davantage de détails concernant l’analyse et les recommandations du projet de loi 128 par l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, le public peut consulter le mémoire qu’il a déposé à la Commission des institutions dans le cadre de ces consultations publiques en visitant son site Web au www.omvq.qc.ca, sous l’onglet Publications.

Rappelons que le projet de loi 128, Loi visant à favoriser la protection des personnes par la mise en place d’un encadrement concernant les chiens, a été rédigé à l’initiative du Ministère de la Sécurité publique et qu’il fait présentement l’objet de consultations publiques.

 

À propos de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec

L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec est un organisme, constitué en vertu du Code des professions du Québec et de la Loi sur les médecins vétérinaires, qui regroupe près de 2 600 médecins vétérinaires au Québec. Son mandat est d’assurer la protection du public en faisant la promotion d’une médecine vétérinaire de qualité qui vise l’amélioration du bien-être des animaux et le maintien de la santé publique.

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